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Les assistantes sociales, actrices essentielles des soins palliatifs

Publié le par Louis Lacaze

Les assistantes sociales, actrices essentielles des soins palliatifs
Cicely Saunders

Cicely Saunders

Elisabeth Kübler-Ross

Elisabeth Kübler-Ross

Exaspérée de ne pas pouvoir accéder aux patients hospitalisés, lasse de se heurter à la hiérarchie des chefs de service, Sicily Sonners, assistante sociale américaine, a entrepris des études de médecine qui lui ont permis de s’imposer et de démontrer que l’apport de ses compétences pouvait améliorer la prise en charge des patients, en particulier dans le domaine des soins palliatifs. Depuis, si la situation a évolué dans les hôpitaux, l’assistante sociale doit parfois encore convaincre les différents services de son utilité et, une fois entrée, glisser le pied dans la porte pour empêcher sa fermeture.

Une assistante sociale intégrée dans l’équipe médicale va chercher à collaborer avec celle-ci. Ses qualités d’écoute lui ont permis de bien connaître le patient, ses intérêts, son milieu, ses moyens financiers, sa famille. Est-il en mesure de suivre les prescriptions ? Une équipe médicale qui n’aurait pas accès à ces éléments perdrait en efficacité. Il ne viendrait pas à l’idée de beaucoup d’assistantes sociales de se représenter comme spécialistes des soins palliatifs alors qu’elles remplissent constamment cette fonction.

Commentaires de Bernard Pradines. Intéressant de constater ici le caractère indispensable de devenir médecin pour se faire entendre. C’est aussi la trajectoire de la légendaire fondatrice du mouvement des soins palliatifs Cicely Saunders, initialement infirmière. Sans oublier Elisabeth Kübler-Ross qui se porta au secours des patients bien avant de devenir médecin.

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Comment persuader en adoptant une approche scientifique

Publié le par Louis Lacaze

Comment persuader en adoptant une approche scientifique

Le public est peu sensible aux arguments faisant appel aux statistiques et aux probabilités. La dimension psychologique domine : l’homme est une créature sociable, le port du masque, le confinement seront mal acceptés, n’étant pas conformes à nos normes habituelles dans la relation interhumaine, bien au-delà de l’inconfort ressenti.

Ainsi, les comportements souhaités doivent être faciles à exécuter et à répéter.

Adopter un nouveau comportement est valorisant car protégeant l’ensemble de la population.

L’exécuter doit procurer une satisfaction personnelle : je me protège moi, ma famille et les autres.

Il ne vise pas à être passager mais à devenir une habitude.

C’est ce que je dois faire et pourquoi.

Placer des flacons de gel hydroalcoolique en divers endroits du domicile incite à les utiliser. Accrocher un masque près de la porte d’entrée évitera de l’oublier en sortant. Idem pour respecter les cheminements indiqués dans les lieux publics ou utiliser le gel mis à la disposition des visiteurs.

En supprimant un maximum d’obstacles à l’adoption d’un nouveau comportement, il est possible de créer de nouveaux automatismes.

Les sciences sociales ont démontré que reconnaitre un manque de certitude était davantage accepté qu’une affirmation péremptoire contredite par la suite. Le mensonge d’État sur les pénuries de masques et de tests, l’incapacité de ses structures de faire face à une situation d’urgence, les volte-face continuelles ont fortement entamé la crédibilité des officiels. Il eût été préférable de diffuser l’information avec prudence. La large diffusion d’images de jeunes fêtant la fin du confinement a pu faire croire que cette réaction était générale. Comme les jeunes générations sont rebelles aux formes d’autorité incomprises, le mouvement a pris de l’ampleur, ouvrant peut-être la voie à la deuxième vague de covid-19.

Sources

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