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Comment persuader en adoptant une approche scientifique

Publié le par Louis Lacaze

Comment persuader en adoptant une approche scientifique

Le public est peu sensible aux arguments faisant appel aux statistiques et aux probabilités. La dimension psychologique domine : l’homme est une créature sociable, le port du masque, le confinement seront mal acceptés, n’étant pas conformes à nos normes habituelles dans la relation interhumaine, bien au-delà de l’inconfort ressenti.

Ainsi, les comportements souhaités doivent être faciles à exécuter et à répéter.

Adopter un nouveau comportement est valorisant car protégeant l’ensemble de la population.

L’exécuter doit procurer une satisfaction personnelle : je me protège moi, ma famille et les autres.

Il ne vise pas à être passager mais à devenir une habitude.

C’est ce que je dois faire et pourquoi.

Placer des flacons de gel hydroalcoolique en divers endroits du domicile incite à les utiliser. Accrocher un masque près de la porte d’entrée évitera de l’oublier en sortant. Idem pour respecter les cheminements indiqués dans les lieux publics ou utiliser le gel mis à la disposition des visiteurs.

En supprimant un maximum d’obstacles à l’adoption d’un nouveau comportement, il est possible de créer de nouveaux automatismes.

Les sciences sociales ont démontré que reconnaitre un manque de certitude était davantage accepté qu’une affirmation péremptoire contredite par la suite. Le mensonge d’État sur les pénuries de masques et de tests, l’incapacité de ses structures de faire face à une situation d’urgence, les volte-face continuelles ont fortement entamé la crédibilité des officiels. Il eût été préférable de diffuser l’information avec prudence. La large diffusion d’images de jeunes fêtant la fin du confinement a pu faire croire que cette réaction était générale. Comme les jeunes générations sont rebelles aux formes d’autorité incomprises, le mouvement a pris de l’ampleur, ouvrant peut-être la voie à la deuxième vague de covid-19.

Sources

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Euthanasie et suicide assisté sont pratiques ancestrales

Publié le par Bernard Pradines

Image issues de https://www.allocine.fr/film/fichefilm-128/photos/detail/?cmediafile=21517273 et de  https://movierama.fr/plan-75-lheure-de-choisir-sa-mort/
Image issues de https://www.allocine.fr/film/fichefilm-128/photos/detail/?cmediafile=21517273 et de  https://movierama.fr/plan-75-lheure-de-choisir-sa-mort/

Image issues de https://www.allocine.fr/film/fichefilm-128/photos/detail/?cmediafile=21517273 et de https://movierama.fr/plan-75-lheure-de-choisir-sa-mort/

Je lis Véronique Lefebvre des Noëttes dans son ouvrage de 2021 intitulé « Vieillir n'est pas un crime. Pour en finir avec l'âgisme » :

« ... les exclusions liées à l’âge et aux déficiences ont toujours existé depuis la gérousie de Sparte, le Japon ancien ou dans la tribu des Koryak (nord de la Sibérie). Le meurtre du vieillard est l’objet rituel qui structure la société. Chez les Inuits, on demandait aux vieilles personnes de sortir de l’igloo, car les vieux sont une charge inutile… Se sentant devenir une charge, les personnes âgées vont se donner la mort. On ne les laisse pas seulement mourir, mais l’abandon des vieux dans un endroit où tout le monde sait qu’ils vont mourir est une règle sociale. Si l’enfant a des sentiments affectifs vis-à-vis de son père ou sa mère vieillissant, et refuse de porter ses parents dans la montagne, il est banni du groupe, car il n’a pas obéi à la règle purement sociale.

Secouer le cocotier ou l’arbre à vieux fruits. Il s’agit d’une forme de suicide de la personne âgée. Le film japonais La Ballade de Narayama en évoque une variante : le vieillard devenu un poids, inutile, est porté sur la montagne sacrée et laissé seul, pour y mourir. L’idée du cocotier est la suivante : quand une personne africaine ne peut plus, à cause de son grand âge ou de la maladie, atteindre le sommet du cocotier… sans tomber, en fait, elle tombe, elle est à la fois délaissée par les siens qui la « laissent tomber »‚ et tombe toute seule. Dans ce geste suicidaire, il y a l’idée des vieillards laissant le monde des plus jeunes pour s’en aller seuls, tombés du cocotier. L’abandon du vieillard sur la banquise est une variante dans le Grand Nord sibérien et sur l’île d’Hokkaido‚ où le vieux gelait sur place ou marchait jusqu’à épuisement. L’abandon se pratiquait aussi chez les Siriono de la forêt bolivienne ou chez les Ojibwas du lac Winnipeg, proches des Iroquois. La société traditionnelle ne cherche pas à retenir le vieillard, ni à l’empêcher de se suicider. »

Merci aussi au Japon de nous avoir offert « Plan 75 ».

Je m’interroge : ces pratiques attendues sous une forme moderne sont-elles un progrès ou un retour au temps de pénurie ? Ou bien, face à de nouveaux et nombreux défis devant nous tels que climat, chaleur, sécheresses, énergies manquantes, inégalités, guerres, qui promettent des dépenses nouvelles que nous devrons assumer, pressentons-nous un coût insupportable, consciemment ou non ?

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