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Le chômage des plus de 95 ans est-il un scandale ?

Publié le par Bernard Pradines

Si l’on en croit Mathieu Madenian (1), sa grand-mère âgée de 96 ans, résidente d’une maison de retraite, se désole d’un certain immobilisme : « ma grand-mère me repère dès qu’elle m’aperçoit. Elle sourit, je l’embrasse, je lui tiens la main. Et on parle. Elle a pas mal de projets, ma grand-mère. Elle veut déménager, acheter un appartement à Paris, reprendre son travail … »

Afin de la rassurer, Mathieu tente vainement d’expliquer à son aïeule que le chômage est un gros problème en France chez les plus de 95 ans.

Après tout, aucune étude n’a démontré d’effet nocif du travail après cet âge. Au contraire, les économistes expliquent aux salariés volontiers oisifs que les réformes indispensables nécessitent un départ toujours plus tardif pour les « grandes vacances ».

Source : Madenian Mathieu. La carte postale. Charlie Hebdo, août 2015, n° 1202, page 11.

Mathieu Madenian après les attentats de janvier 2015

Mathieu Madenian après les attentats de janvier 2015

Publié dans démences

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Comment dire non à un proche atteint de démence sans dire "non" (2 / 2)

Publié le par Papi

Quand la résistance est forte, par exemple si la personne refuse catégoriquement de se doucher, on a tendance à supplier ou à déclencher un conflit. Le Dr Ken Tobbins, spécialiste de psychiatrie en gérontologie de l’université de Wisconsin, souligne que « plus l’un pousse plus l’autre tire » et suggère des approches différentes.

- D’abord éviter de supplier, de menacer.

Plutôt prendre en considération le point de vue de la personne, la moitié du chemin sera ainsi parcourue. La personne en opposition veut avant tout prouver qu’elle est autonome, elle souhaite qu’on la comprenne, qu’on la prenne au sérieux.

- Poser des questions au lieu de donner des ordres.

 Au lieu de dire à la personne ce qu’elle doit faire, lui demander son avis. Etre attentif sans être condescendant devrait amener compréhension et acceptation. Avoir de l’imagination : « nous aurons peut-être une visite aujourd’hui, tu ne serais pas mieux après une bonne douche, puis je te coifferai ? »

- Faire appel à un tiers.

La personne peut prendre un malin plaisir à vous dire non mais n’aurait pas le même comportement avec un autre membre de la famille, le médecin ou une infirmière. « Si X venait, il dirait que tu te laisses complètement aller ».

- Ne pas tout demander en une fois.

« Aujourd’hui on pourrait un peu ranger ta chambre. Dans quel tiroir tu voudrais mettre les chaussettes ? »

- Ne donner des ordres qu’en cas d’urgence.

Tout comme un jeune enfant apprend très vite à ne tenir aucun compte des interdictions ou ordres constamment répétés, une personne dépendante au plan psychique risque de faire de l’opposition systématique si les ordres sont permanents. Si le bâton est interdit, la carotte ne l’est pas : « tu auras ton dessert dès que tu auras pris ton comprimé ».

Sources :  http://www.caring.com/articles/how-to-get-someone-to-cooperate-tactics-for-caregivers?utm_medium=email&utm_source=suggests&utm_content=20130516

Publié dans démences, aidants

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