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Comment dire non à un proche atteint de démence sans dire « non » (1 / 2)

Publié le par Papi

Un soignant peut souvent être amené à dire non à une personne qui n’a plus toutes ses facultés de jugement et se retrouver dans une position délicate. Paula Spencer Scott propose une liste d’expressions pouvant remplacer le mot « non » à bannir de notre vocabulaire :

- Ah, je voudrais bien !

- C’est une bonne idée, il faudra y repenser.

- Tu voudrais faire ça ? Mais tu ne l’as jamais fait, tu n’en a jamais eu envie.

- Je voudrais bien, mais il fait trop chaud, trop froid, c’est trop tôt, trop tard pour aujourd’hui.

- Je suis content de te voir aussi énergique, entreprenant, il faudra y repenser demain.

- Ça serait bien mais si on faisait plutôt ceci ?

Source : http://www.caring.com/articles/how-to-get-someone-to-cooperate-tactics-for-caregivers?utm_medium=email&utm_source=suggests&utm_content=20130516

Publié dans démences, aidants

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Est-ce une démence ? Laquelle ?

Publié le par Papi

Est-ce une démence ? Laquelle ?

Rappel : GérontoLiberté aimerait mieux vous connaître pour mieux répondre à vos attentes : http://goo.gl/forms/3XYpKko8My

Le Dr Murali Doraiswamy, spécialiste connu pour ses recherches sur le cerveau âgé regrette d’avoir souvent à confirmer les craintes des familles quand il reçoit un patient présentant des signes de démence. Il estime que les médecins qui soupçonnent la maladie d’Alzheimer sont dans le vrai pour 50 ou 60 % des cas et que environ 25 % des patients souffrent d’autres  formes de démence. Traiter les 15 à 25 % des autres cas peut conduire sinon à la guérison du moins à une amélioration de leur état. Seuls des professionnels peuvent établir les différences entre ces catégories.

Par exemple, si les changements de comportement se sont manifestés brutalement, il ne s'agit pas d'un cas classique de pathologie dégénérative. On doit chercher ailleurs.

La liste des étiologies pouvant déclencher l’apparition de signes rappelant la démence (pseudo-démences) est très longue. Le Dr Doraiswamy cite parmi les causes principales la dépression, l’anxiété, une hypothyroïdie, un déficit en vitamine B1 ou B12, l’alcoolisme, certains médicaments délivrés sur ordonnance ou en vente libre. S’il recommande que ces recherches ne soient pas négligées, il insiste pour que les familles soient bien conscientes que malheureusement, la plupart du temps, le diagnostic de démence est confirmé.

Source :

 Is It Really Dementia?   http://newoldage.blogs.nytimes.com/2014/10/21/is-it-really-dementia/?_php=true&_type=blogs&emc=edit_tnt_20141021&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

Commentaire personnel du texte ci-dessus (B. Pradines) : il convient de ne pas "laisser passer" une tumeur intracrânienne ou un hématome,  d’où l’intérêt de l'imagerie encéphalique. Dans mon enquête en 2011 auprès des consultations mémoire françaises (30 réponses), la dépression était le diagnostic différentiel le plus souvent rapporté. A noter que le terme de confusion prend un sens différent aux USA et en France. Chez nous, il s'agit d'un état confusionnel d’apparition relativement brutale et potentiellement réversible. Enfin, d'autres diagnostic différentiels moins fréquents ne sont pas évoqués ici, tels que certaines pathologies infectieuses.
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