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ethique

Échouer n’est pas déshonorant

Publié le par Louis Lacaze

Échouer n’est pas déshonorant

L’échec fait partie de l’univers des chercheurs et innovateurs. Ils sont publiés, analysés et permettent à la recherche d’avancer. Dans le quotidien des professionnels de santé, on peut rencontrer une attitude différente. On donne un coup d’œil rapide : y-a-t-il des témoins ? On culpabilise, on regrette d’avoir essayé. On risque de cesser d’innover, de se lancer des défis, d’avancer.

Imaginons que tous les chercheurs se soient contentés d’un seul essai, aient cessé d’expérimenter ; nous n’aurions ni électricité, ni vaccins.

Plus on avance en âge et en expérience, plus on accepte la possibilité d’échouer et plus on découvre qu’on doit faire partager ses échecs. On fait partie d’un groupe qui va bénéficier de son expérience, on devient plus résistant, plus fort.

Vous voulez innover, créer ? L’échec fera partie de votre vie, vous devrez l’accepter, le partager et continuer à aller de l’avant.

 

Commentaire de Bernard Pradines. Au début de ma carrière, les échecs des essais thérapeutiques étaient rarement publiés. Or, ils sont tout aussi importants que les résultats positifs. Heureusement, les temps ont quelque peu changé bien que les conflits d'intérêt doivent toujours nous rendre vigilants. Enfin, je suis surpris pas l’affirmation d'un coup d’œil rapide sans témoins. Les temps ont changé, au moins pour l'initiation des études cliniques.

 

Source

Sasha K. Shillcutt anesthésiste  

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Mourir chez soi comme souhaité : des conditions ?

Publié le par Bernard Pradines

Un désir commun, fortement majoritaire en France : mourir chez soi. Pourtant, seuls 26 % des citoyens de notre pays y parviennent en 2016. Voyons ce qu’en dit une équipe de soins palliatifs allemande qui accompagne les patients à domicile. Traduction personnelle ci-dessous.

Conditions préalables.

Il doit tout d’abord exister un fort désir de la personne mourante de rentrer à la maison pour y mourir.

La personne mourante doit savoir qu'elle va mourir parce que sa maladie est devenue incurable. Elle ne souhaite plus prolonger artificiellement sa vie, ce qui nécessiterait une surveillance clinique afférente à la respiration artificielle ou à tout autre traitement de substitution d’une fonction vitale. Les seules mesures thérapeutiques viseront au moindre inconfort et à des soins courants.

Au domicile, il existe au moins une personne apte à prendre la responsabilité de pourvoir aux besoins nécessités par la situation.

Les membres de la famille ne sont pas dans un état de détresse et de fort bouleversement affectif dans la perspective de la mort imminente de leur proche, ni submergés par la perspective des soins à effectuer pour la personne sur le départ.

Si ces conditions sont remplies, l'entourage doit aussi adhérer au souhait de la personne mourante pour cette dernière étape de la vie.

Il existe des avantages au décès à domicile.

Les personnes mourantes à la maison peuvent avoir plus d'influence sur la dernière phase de leur vie.

Les mourants et leurs proches se sentent davantage autonomes face à la situation.

Les mourants bénéficient de davantage d’attention à la maison et préservent leur dignité.

La famille de la personne mourante se trouve utile, aidante et nécessaire.

Le mourant et sa famille peuvent vivre ensemble « normalement » toute la journée et mieux se préparer à l’échéance ; des sentiments peuvent être exprimés plus librement : tristesse, colère, douleur, amour ...

Source :

Rubrique : Zu Hause sterben.

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