Lecture d’un article de Delphine Teles, psychologue (extrait).
« Le risque ne serait-il pas de nous laisser croire que l’on pourrait maîtriser l’immaitrisable ?
Le risque ne serait-il pas que cette revendication d’autonomie portée par un discours consensuel devienne une injonction à l’autonomie renvoyant le mourant à sa solitude ?
Le risque ne serait-il pas que les directives anticipées permettent une économie de dialogue entre patient et médecin et plus encore qu’en devenant contraignantes elles dispensent les professionnels de santé de réfléchir et penser les situations complexes de fin de vie ?
Le risque ne serait-il pas qu’une loi dispense les citoyens que nous sommes de réfléchir à notre inévitable vulnérabilité et dépendance et donc à la nécessité de faire confiance à un autre ? »
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