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ethique

Un scandale sinon rien !

Publié le par Bernard Pradines

L’évocation des maltraitances reste délicate, voire impossible, dans la plupart des situations réellement vécues. Pourtant, chacun d’entre nous peut devenir maltraitant.

Dénoncer, c’est cafter, ce qui est mal vu, voire dangereux, depuis l'école maternelle. Les peines prévues par le code pénal sont d’une telle sévérité que tout témoin hésitera à franchir le Rubicon. Dénoncer, c’est trahir, c’est prendre le risque de la fermeture d’un établissement avec les problèmes d’emploi pour les personnels et de relogement pour les résidents et leurs familles. Il conviendra donc de « laver le linge sale en famille » et de ne pas « scier la branche sur laquelle on est assis ». Surtout par ces temps de chômage massif. Si la non-assistance à personne en danger et le non-signalement des faits sont punis par la loi, la crainte de la « dénonciation calomnieuse » peut être dissuasive si des preuves a posteriori ne peuvent pas être facilement établies.

Ainsi peuvent s’expliquer les scandales dont la presse se fait régulièrement l’écho : il n’y a pas de juste milieu dans la reconnaissance sereine du risque permanent et généralisé de maltraitance. Non, ce sera le scandale sinon rien.

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Vous avez plus de 65 ans ? Votre carte de donneurs d’organes n’est pas périmée

Publié le par Louis Lacaze

Je vous en prie, prenez mes reins. Tant que vous êtes là, prenez mes poumons, mon foie, mon cœur, ma peau, mes cornées, tout ce qui peut vous  êtes utile. Les patients âgés en attente d’une greffe apprécieront.

Les progrès de la science et des techniques chirurgicales permettent actuellement, chez les personnes âgées, des greffes qui n’auraient pas pu être envisagées il y a 20 ans. Plus de 40% des greffes de reins aux Etats-Unis sont effectuées sur des patients de plus de 70 ans, les donneurs étant âgés de 70 à 92 ans avec un taux de survie comparable à celui des donneurs de 18 à 39 ans.

Un problème se pose avec le désir de plus en plus fréquent de mourir chez soi. Les donneurs potentiels doivent décéder dans un hôpital pour que leurs organes soient prélevés le plus tôt possible, ce qui entraîne une baisse des prélèvements d’organes. La médaille a son revers.

Paula Span   

et aussi

M. A. McAdams-DeMarco et al. 

Publié dans fin de vie, éthique

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