Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ethique

La mort n’est pas l’ennemie. L’ennemie c’est la douleur

Publié le par Louis Lacaze

La mort n’est pas l’ennemie. L’ennemie c’est la douleur

Dans les hôpitaux américains il arrive qu’on entende déclarer que tel médecin est « dans le coup » ou qu’il est « à côté de la plaque ».

Il est « à côté de la plaque » quand il s’obstine à prescrire des soins lourds et douloureux à des patients qui se rapprochent inéluctablement de la mort. Quand il se comporte comme s’il ne voyait pas que personne ne peut échapper à la mort et qu’au lieu de faciliter le départ du patient il augmente ses souffrances et l’angoisse des familles.

D’autres praticiens au contraire  « sont dans le coup ». Lorsqu’ils savent que le patient avance vers une mort plus ou moins proche, qu’il n’existe pas de traitement efficace  connu, ils entament une discussion directe et franche. « Vous avez un cancer qui va évoluer plus ou moins vite mais qu’on ne peut  pas guérir. Il existe bien des traitements, mais ils ne feront que retarder l’échéance. Ils peuvent être douloureux, difficiles à supporter. Vous avez le droit de les refuser, de refuser la réanimation cardio-pulmonaire. La décision vous revient, nous vous accompagnerons dans vos choix, mais c’est à vous de décider. Je suis médecin, je dois vous guider et non vous commander. Je suis là pour soulager ».

Dans un environnement où la complexité  de la médecine est omniprésente on ne doit pas se tromper de cible. La mort n’est pas l’ennemie. La souffrance inutile est l’ennemie. Primum nihil nocere. 

Source

Dr James C. Salwitz cancérologue  The enemy is not death. The enemy is needless suffering

http://www.kevinmd.com/blog/2016/05/the-enemy-is-not-death-the-enemy-is-needless-suffering.html

Publié dans éthique, soins palliatifs

Partager cet article
Repost0

Primum non nocere (4ème partie)

Publié le par Bernard Pradines

Primum non nocere  (4ème partie)
Primum non nocere  (4ème partie)

Toutes les thérapeutiques, quelles que soient leur forme, comportent des risques : ce sont les effets iatrogènes[1] non médicamenteux et médicamenteux. La chirurgie et la radiothérapie connaissent des risques d’effets iatrogènes non médicamenteux. Ainsi parle-t-on en jargon professionnel de « balance bénéfice-risque » ou plus prosaïquement d’avantages et d’inconvénients.

Les effets indésirables médicamenteux sont aussi qualifiés d’effets adverses, ou secondaires. Existent aussi les erreurs médicamenteuses qui sont liées au prescripteur ou à la personne qui distribue ou administre les médicaments. Sans compter celle qui les consomme et celle qui surveille l’efficacité et l’innocuité du traitement[2].

Les facteurs humains sont ici prédominants. Nous savons que la surcharge de travail, la fatigue voire l’épuisement, peuvent conduire à des erreurs médicales. Le niveau de formation initiale et complémentaire des professionnels va jouer un rôle dans leur compétence. L’inexpérience est bien connue pour sa nocivité, mais la routine est aussi un piège.

Les citoyens eux-mêmes ne sont pas indifférents. Prenons l’exemple des gestes de première urgence à pratiquer par quiconque : une population bien informée, motivée, peut être efficace sans être néfaste. Ainsi, la non-nocivité n’est pas seulement affaire individuelle ; elle est aussi collective, institutionnelle. De plus, elle est variable selon les contrées et les époques : ce qui était accepté autrefois serait souvent considéré comme nuisible aujourd’hui. Je ne suis pas convaincu que nous voudrions être soignés d’une maladie grave dans les pays les plus démunis de la planète.

En conclusion, l’adage hippocratique reste toujours d’actualité, vingt-quatre siècles après avoir été édicté. Plus facile à dire qu’à faire comme je peux le dire encore davantage à présent car devenu grand-père.

 

[1] Mot d’origine grecque signifiant : induit par le traitement médical ou par le médecin (Le Robert électronique). Ce terme est implicitement réservé aux effets défavorables.

[2] Par exemple, la surveillance de l’INR pour le traitement par anticoagulants de type AVK.

Publié dans éthique

Partager cet article
Repost0