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ethique

Primum non nocere (3ème partie)

Publié le par Bernard Pradines

Primum non nocere  (3ème partie)
Primum non nocere  (3ème partie)

Ne pas nuire, ou encore « ne nuire en rien » aux malades. Voici un principe louable. Sa proximité avec les dix commandements bibliques fait de lui une recommandation morale, une sorte de précepte peu ou prou contemporain. Il constitue un socle, tant il est vrai que toute l’aventure humaine s’est accompagnée d’interdits et d’autorisations, voire de prescriptions. La difficulté apparait ici ; un autre adage universel vient en contrepoint : « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Serait-il possible qu’il fût possible de nuire sans le vouloir ? Qu’une telle attitude se dérobe à la conscience ?

Que la maltraitance puisse être parfois involontaire (voir lien ci-dessous) ? 

Pourquoi la médecine échapperait-elle à un tel constat qui concerne toutes les activités humaines ? Au fond, seule sa sacralisation récente pourrait expliquer l’incompréhension devant des effets adverses toujours involontaires en dehors des situations criminelles décrites dans les deux parties précédentes consacrées à ce sujet. Si l’on exclut l’intention de nuire en notre temps et en notre lieu, en quoi l’impératif hippocratique demeure-t-il d’actualité ?

Dans la quatrième partie, j’envisagerai les facteurs amenant à mettre ce précepte en échec.

Publié dans éthique

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Primum non nocere (2ème partie)

Publié le par Bernard Pradines

Primum non nocere  (2ème partie)
Primum non nocere  (2ème partie)

Impossible aussi d’évoquer ce sujet en oubliant les principes de bienfaisance et de non-malfaisance. Dans le texte précédent, j’ai abordé la malfaisance institutionnelle qui a consisté dans l’expérimentation massive sur des sujets involontaires au cours du siècle précédent. Il y eut aussi des exactions à type d’utilisation de procédés médicaux pour nuire aux personnes, telles que les stérilisations plus ou moins  dissimulées. Sans compter les « sélections » pour envoyer massivement des personnes à une mort industrialisée.

Toutefois, la fin du vingtième siècle, ce siècle qui a vu la naissance des personnes âgées actuelles, n’a pas produit par hasard la déclaration de Tokyo de l’Association Médical Mondiale[1] en 1975, texte largement inconnu, y compris dans le monde soignant.

Il est pourtant explicite sur des sujets tels que l’assistance médicale à la torture, les soins aux détenus et aux prisonniers ou l’attitude vis-à-vis des grévistes de la faim.

Dans la troisième partie, j’envisagerai la notion d’intention.

 

 

[1] Texte complet (court) de la déclaration de Tokyo mise à jour : http://tinyurl.com/znvkj5f

 

Publié dans éthique

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