Primum non nocere (3ème partie)
Ne pas nuire, ou encore « ne nuire en rien » aux malades. Voici un principe louable. Sa proximité avec les dix commandements bibliques fait de lui une recommandation morale, une sorte de précepte peu ou prou contemporain. Il constitue un socle, tant il est vrai que toute l’aventure humaine s’est accompagnée d’interdits et d’autorisations, voire de prescriptions. La difficulté apparait ici ; un autre adage universel vient en contrepoint : « l’enfer est pavé de bonnes intentions ». Serait-il possible qu’il fût possible de nuire sans le vouloir ? Qu’une telle attitude se dérobe à la conscience ?
Que la maltraitance puisse être parfois involontaire (voir lien ci-dessous) ?
Pourquoi la médecine échapperait-elle à un tel constat qui concerne toutes les activités humaines ? Au fond, seule sa sacralisation récente pourrait expliquer l’incompréhension devant des effets adverses toujours involontaires en dehors des situations criminelles décrites dans les deux parties précédentes consacrées à ce sujet. Si l’on exclut l’intention de nuire en notre temps et en notre lieu, en quoi l’impératif hippocratique demeure-t-il d’actualité ?
Dans la quatrième partie, j’envisagerai les facteurs amenant à mettre ce précepte en échec.
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Silence, on frappe.... De la maltraitance à la bientraitance des personnes âgées - Yves Gineste
La maltraitance des personnes âgées... En ce domaine, le silence faisait loi. Pourtant, depuis des années, les auteurs de ce livre se battent pour que cessent les traitements indignes que subissent
http://www.decitre.fr/livres/silence-on-frappe-9782952084079.html
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