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loi

Personne de confiance : danger ?

Publié le par Bernard Pradines

La désignation d’une personne de confiance est à la mode en ce moment, douze ans après la promulgation de la loi prévoyant cette disposition.

Certes, il s’agit ici d’un progrès notable en terme d’expression de la volonté de la personne malade, en particulier quand cette dernière n’est plus en mesure de s’exprimer sur ses choix en matière de soins.

Pourtant, il convient de modérer cet enthousiasme. Des effets pervers se font actuellement jour.

Choisir par exemple la personne de confiance parmi ses enfants aboutit à privilégier, au moins symboliquement, l’un par rapport à d’autres. Ceci peut être contraire à l’équité cultivée de tous temps dans une famille.

Cette désignation peut être présentée comme obligatoire à des personnes peu informées de la loi, entrant en particulier en service hospitalier privé ou public ou même en EHPAD. Ceci est contraire à la loi.

Par ailleurs, aucun article de loi ne stipule que seule la personne de confiance est habilitée à recevoir des informations sur la santé de celle ou de celui qui l’a désignée. Si la famille comporte onze membres, rien de dispense les soignants de les informer tous de manière personnelle et adaptée à leurs interrogations.

Enfin, si aucune personne de confiance n’a été désignée ni aucune directive anticipée rédigée, la loi prévoit que la famille doit être non seulement informée mais aussi consultée, telle la personne de confiance, quant aux décisions à prendre lorsqu’un malade n’est plus en situation de s’exprimer.

Les dérives actuelles sont donc à dénoncer : obligation implicite ou explicite de désignation, information de la seule personne de confiance, refus de s’entretenir et d’obtenir l’avis d’un membre de la famille sous l’argument qu’il n’est pas la personne de confiance.

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Loi et vie privée : un mariage récent

Publié le par Bernard Pradines

La caractéristique commune de nombreuses lois nouvelles est de se préoccuper de notre vie privée : IVG, contraception, violences familiales faites aux vieux, aux femmes et aux enfants, mariage pour tous, euthanasie, suicide assisté, relations sexuelles tarifées, etc.

Il s'agit d'un phénomène relativement nouveau qui tend à régir notre vie quotidienne. Il convient donc d'essayer de comprendre si, sous des aspects de protection et de respect de la volonté des personnes, ne se cachent pas des motivations moins honorables telles que des soucis d'économie envers les plus vulnérables d'entre nous.

C'est donc à une mise en garde qu'il me semble urgent de procéder dans le domaine de l'euthanasie et du suicide assisté, tant l'humeur actuelle me semble dangereuse. Pour résumer : "si vous vous sentez inutile, coûteux, à charge, de trop, vous pourrez vous effacer vous-même. On vous y aidera si nécessaire."

Discours terrible quand on a entendu plus de mille personnes venues finir leur vie en soins de longue durée. Discours appuyé par exemple par des films qui oublient la dimension de l'accompagnement au profit d'un individu condamné à gérer sa mort.

A mon sens, certains cas exceptionnels, très délicats, ne justifient pas une modification de la loi qui sera toujours incapable de régler ces situations. Par contre, nous savons à quel point une autorisation peut être perçue comme une approbation voire un encouragement.

Sur le sujet des personnes âgées, se reporter à :

http://free.geriatrics.overblog.com/2013/11/fin-de-vie-faut-il-changer-la-loi.html

et bien sûr à :

http://www.laffont.fr/site/nous_voulons_tous_mourir_dans_la_dignite_&100&9782221136423.html

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