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politique

Personnes âgées : propositions pour le monde d’après. Quatrième thème : en finir avec la dissimulation des conflits d’intérêt.

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://blogrhiaepoitiers.wordpress.com/2017/12/18/conflits-dinterets-et-ethique-en-entreprise-parlons-en/

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Par ces temps d’invasion par l’information en continu, un domaine pourrait être négligé : celui de l’accompagnement des personnes âgées.

L’information du public est un aspect crucial dans la mesure où le secteur s’est complexifié à l’image de notre société. Par exemple qui, avant d’être confronté à une difficulté liée à l’âge et à la dépendance, s’intéresse aux EHPAD ? Déjà l’acronyme lui-même est le plus souvent impossible à développer quand il n’est pas transformé en EPHAD ou en Epad. Sans parler du féminin qui lui est généreusement attribué. J’ai eu l’occasion de développer ces aspects dans un autre article.[1]

Face à ce défi, de nombreux professionnels se mobilisent. Entre autres, ils peuvent être médecins, psychologues, sociologues, etc. Ils peuvent aussi être commerciaux. Des sites Internet, des livres, des articles de revue sont censés nous informer, à l’instar de ce blog, sur les meilleures manières de bien vieillir, notamment en connaissant les risques qui nous menacent.

Ce travail est indispensable et n’est pas en soi contestable. Même s’il existe toujours une part de valorisation au bénéfice de leurs auteurs, il peut être le fruit de personnes sans intérêt particulier autre que celui d’avertir nos concitoyens.  

Toutefois, la réalité est plus nuancée. Certains grands groupes peuvent s’attacher des professionnels faisant autorité afin de vanter leurs projets et surtout leurs réalisations.

L’avenir devrait faire de la déclaration de conflits d’intérêt un des préalables indispensables à toute publication verbale, écrite ou vidéo diffusée. Comme elle existe par exemple dans l’expertise auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).[2]

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Vaccination anti Covid-19 : qui désigner comme volontaires ?

Publié le par Louis Lacaze

Vaccination anti Covid-19 : qui désigner comme volontaires ?

Emily Bazelon, journaliste américaine, a interrogé cinq professionnels de la santé de son pays faisant autorité dans leurs domaines respectifs.

Face à une épidémie particulièrement meurtrière et à une insuffisance de la quantité de vaccin, une première décision vise à protéger les personnes les plus vulnérables : les résidents des EHPAD. Cette protection doit impérativement englober tout le personnel qui se trouve en contact plus ou moins direct avec les personnes à risque.

On peut aussi prendre en considération le nombre d’années susceptibles d’être perdues. Une personne de 90 ans court 8 fois plus de risques d’être tuée par le virus qu’un malade de 70 ans. L’espérance de vie de la première est d’environ quatre ans et demi, celle du second s’élève à 15 ans (chiffres USA). Laquelle, lequel doit être prioritaire ?

On peut aussi s’interroger sur la qualité de vie des patients. Un médecin peut hésiter à traiter un patient présentant une pneumonie, atteint de démence avancée, et penser que le moment est venu pour lui de « trouver la paix ». Il peut avoir la même attitude devant un cas de covid-19.

Une deuxième catégorie de personnes à protéger peut comprendre tous les travailleurs de première ligne : les commerçants, les chauffeurs livreurs, les facteurs. Les enseignants font partie de ce groupe, les parents qui ont dû garder les enfants au domicile n’ont pas pu aller travailler ; l’impact économique a été énorme. Priver les enfants d’école a eu des effets désastreux, particulièrement pour les milieux les plus modestes. Une corrélation a été établie entre retard scolaire au niveau de l’école élémentaire et espérance de vie.

Une campagne de vaccination bien menée exige une organisation rigoureuse. La production et la distribution de réfrigérateurs, de seringues, d’aiguilles, de gants, de moyens de distribution doit être sans failles ; l’inorganisation du début de la pandémie incite à la méfiance.

Une autre inquiétude se profile à l’horizon : actuellement un fort pourcentage de la population refuse de se faire vacciner, échaudée par les nombreuses communications gouvernementales contradictoires du passé et la maladresse de la stratégie de vaccination choisie : exiger le consentement de la personne équivaut à chercher à se dégager d’éventuels risques. Une vaccination massive des médecins devrait créer un climat de confiance dans leur patientèle. Il n’y a que le premier pas qui compte.

Commentaire de Bernard Pradines : bien que cette mesure ne soit pas envisagée en France, une désaffection trop importante dans le pays le plus vaccin-bashing pourrait la rendre nécessaire.

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