Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

soignants

Médecins et magiciens : moins différents qu’on pourrait croire

Publié le par Louis Lacaze

Médecins et magiciens : moins différents qu’on pourrait croire

On peut imaginer qu’au cours des temps lointains et encore actuellement dans certaines civilisations apporter des soins médicaux n’était guère éloigné de la magie et de la sorcellerie. Après 35 ans de pratique, le Dr Robert Baker, à la fois gastroentérologue et magicien amateur, estime que les deux disciplines présentent un certain nombre de points communs.

 

Les médecins, tout comme les magiciens, estiment posséder des connaissances ignorées du commun des mortels. Au cours de leur activité, ils portent des vêtements caractéristiques de leur fonction. Ils utilisent un langage particulier, manipulent des accessoires classiques, soit le stéthoscope soit le chapeau d’où sortira le lapin.

 

Une réflexion plus poussée montre que les deux professions jouent sur la confiance de leur public, son imagination et l’illusion. Le public du magicien imagine que ce qu’il voit est réel. Le docteur espère gagner la confiance de son patient qui se sent souvent déjà mieux à la fin de la consultation alors qu’il n’a pas commencé son traitement.

 

Où commence l’illusion, autrement dit la tromperie ? Le médecin commence par se tromper lui-même en pensant parfaitement connaître le corps humain dans son infinie complexité. Il lui arrive de s’extasier devant l’efficacité de sa prise en charge d’un patient alors que le corps humain a des capacités d’auto-guérison impressionnantes.

 

Médecins et magiciens doivent rester modestes. Le magicien sait qu’il ne transformera jamais le roi de pique en as de trèfle et ne lira jamais dans l’esprit d’un membre de son public. Le médecin ne doit jamais penser que ses connaissances médicales lui apporteront automatiquement une solution au problème posé par un patient. Cette attitude lui permettra d’avancer sur le chemin de la connaissance.

 

Source :

 

Dr Robert Baker 

Publié dans soignants, éthique, médecin

Partager cet article
Repost0

Etre une femme : un savoir-faire inné ?

Publié le par Bernard Pradines

Etre une femme : un savoir-faire inné ?

Traditionnellement, de tous temps avant les dernières décennies, les femmes avaient la mission gratuite de s’occuper des personnes âgées de leur famille et des enfants nés de leur union. Notre société reste encore fortement imprégnée de cette réalité ; ainsi 89 % des personnels en EHPAD étaient des femmes en 2009 en France. J’assistai récemment à une assemblée d’une trentaine de membres d’une association de bénévoles d’accompagnement en soins palliatifs. J’étais le seul homme dans la salle.

Les accusations de maternage intempestif, souvent injustes,  ne sont pas étrangères à ce constat. Pourtant, le principal inconvénient de cet état d’esprit me semble ailleurs.  Les femmes sont, souvent de manière implicite, voire inconsciente, présumées aimer les personnes âgées comme une fille doit aimer sa mère. Surtout, culturellement, par transmission de génération en génération, les femmes sont censées savoir ce qui est bon pour les aînés qu’elles assistent. Elles peuvent être tentées de méconnaître l’importance de la formation professionnelle tout au long de la vie. Au niveau de décision, on peut être enclin à sous-estimer cette nécessité à leur égard. Leur situation socio-économique, leurs rémunérations, la monoparentalité majoritairement féminine, leurs tâches multiples ne sont pas étrangères aux soins aux personnes âgées, à domicile et en établissement.

En somme, si nous voulons analyser la situation des personnes âgées, il convient de comprendre le récent bouleversement inédit qui intéresse leur environnement humain. La féminisation de l’aide professionnelle en est un des aspects.

Source.

Deux auteurs membres du comité de lecture de ce blog :

Pradines B, Réal-Poiré C. Personnes âgées et femmes soignantes : une donnée sans importance ? "Décideurs en Gérontologie", numéro 67, janvier/février 2005, pages 8 et 9.

Publié dans soignants, résidents, famille

Partager cet article
Repost0