Une petite idée du défi
Malgré des petites lumières qui s’allument dans la nuit, la maladie d’Alzheimer et les autres troubles neurocognitifs majeurs (TNCM) restent hors de portée curative pour longtemps. Les anticorps monoclonaux ne nous sortiront pas sitôt d’affaire. En attendant, il convient de mesurer le défi qui s’offre à nous. Pour ne prendre qu’un exemple, celui de l’interférence entre déambulation et prises de repas, relisons un extrait des recommandations de septembre 2024 dont nous avons déjà fait état :
« La déambulation et les comportements moteurs aberrants sont sources de difficultés de prise des repas car le patient va se relever avant d’être servi ou se lever en cours de repas. Il est possible :
• d’installer le patient en dernier à table, alors que les autres convives sont déjà attablés
• de servir immédiatement sans temps de latence
• d’enchainer les plats rapidement
• de prévoir la présence d’un aidant naturel ou professionnel tout le temps du repas
• de signifier au patient lorsqu’il se lève que le repas n’est pas terminé, que le plat suivant arrive ou de lui montrer son assiette non terminée
• de laisser le patient déambuler puis de lui proposer de s’assoir à nouveau
• de ne pas maintenir le patient assis contre son gré ce qui sera source de frustration et de colère
• de proposer une collation sous forme de sandwich que le patient pourra consommer sans passer à table »
Et ce n'est pas tout : voir le chapitre en question dans les recommandations.
Référence : https://sfgg.org/media/2024/09/SFGG-def-2024.pdf
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