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ethique

Le préalable à une formation réussie

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : http://www.laboratoire-scientis.fr/formations.html

Image issue de : http://www.laboratoire-scientis.fr/formations.html

La formation des personnels à domicile et en établissements pour personnes âgées, ou lors de l’hospitalisation de celles-ci, demeure à la fois une nécessité ressentie et une obligation réglementaire. J’ai déjà eu l’occasion de dire ici que le terme « formation » devait être remplacé par celui de « soutien » et le mot « stagiaire » par celui de « participant ».

Un bilan préalable est inévitable si l’on veut connaitre les difficultés rencontrées par les personnels dans le domaine à traiter. Il  s’agit de comprendre quels sont les problèmes posés afin d’y remédier au mieux. Autrement dit, pas de thérapeutique efficace sans un diagnostic correct.

Pour cela, il convient que les thèmes de formation soient décidés par les acteurs eux-mêmes et non par une personne éloignée du terrain, hors contact direct des personnes âgées concernées. Dans cette optique, un questionnaire anonyme préalable comportant des questions ouvertes pour chaque "stagiaire" permet aussi de mieux apprécier les attentes. Après la formation, un suivi de son efficacité est grandement souhaitable.

Pourquoi ces mesures sont-elles rarement  effectives ? Une première raison en est la frilosité des institutions à communiquer leurs difficultés dont elles craignent qu’elles altèrent leur image. S’y adjoint le fait que les organismes de formation sont des clients commerciaux soumis à appels d’offre. La tentation sera grande de « coller » aux demandes du décideur sans vérifier ce qui ne fonctionne pas bien. Il sera plus facile de délivrer une formation sur un thème précis, sans étude préalable du terrain, sans lendemain de vérification. En somme un message souvent décalé, livré devant des « stagiaires » plus ou moins indifférents. Mon pire souvenir : un hôpital de Dordogne où la quasi-totalité des participants arrivant ne connaissaient pas ma profession. Surtout, ils ne savaient pas quel était le thème de la journée !

 

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Susan Block, pionnière de l’introduction de la psychosociologie dans les soins palliatifs

Publié le par Louis Lacaze

Susan Block, pionnière de l’introduction de la psychosociologie dans les soins palliatifs

Aux Etats-Unis Jack Kevorkian, pathologiste, a été emprisonné de 1997 à 2007 pour avoir aidé au moins 130 patients en phase terminale à mourir, parfois dans son fourgon Volkswagen. Le procès a eu un tel retentissement aux Etats-Unis qu’il déboucha sur la création d’un service formant des médecins. Ils devenaient aptes à dispenser un enseignement de techniques de communication permettant d’accompagner les patients en fin de vie et leurs familles. Cette formation se révèle particulièrement utile lorsque le contact avec le patient ou la famille est difficile, que l’interprétation de leurs déclarations est délicate ou sujette à caution.

 Avant de passer à l’étape de la présentation des choix médicaux envisageables, on doit retenir que le patient est terrifié. Cette peur contagieuse peut contaminer la famille tout comme le personnel soignant. Isolé dans une anxiété permanente, il est incapable de se projeter hors de l’immédiateté et de faire des choix. Un gros travail de désintoxication doit être effectué pour libérer la parole, réduire l’anxiété et la dépression qui, avec la souffrance, sont les trois agents les plus destructifs de la qualité de la vie.

Pourquoi n’introduire les soins palliatifs qu’à la fin du parcours alors que l’anxiété se manifeste dès l’annonce d‘une maladie sérieuse ?  Comment organiser le temps dont le patient dispose ? Qu’est-ce qui est important pour lui ? De quoi a-t-il peur ? Comment peut-on l’aider ? Le but n’est pas de l’orienter vers une décision particulière mais de le rendre psychologiquement apte, ainsi que sa famille à gérer un état de santé au pronostic peu encourageant.

Commentaires de Bernard Pradines. La notion d’aide à mourir ne nous renseigne pas sur la nature de cette aide. Pour ma part, je considère avoir aidé, comme beaucoup de mes collègues soignants, un grand nombre de personnes à mourir dans la mesure où je suis intervenu activement pour soulager leurs souffrances. Pour d’autres, cette notion implique une action délibérée pour mettre fin à la vie des patients. J’ai un peu de mal aussi, à la lecture de ce texte, avec les troubles de l’humeur que sont dépression et anxiété qui me semblent à inclure dans les souffrances. Par contre, la revendication de l’intervention plus précoce des soins palliatifs me semble très justifiée par l’expansion rapide des pathologies chroniques non curables.

Références :

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