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ethique

Vous avez dit fardeau ?

Publié le par Bernard Pradines

Vous avez dit fardeau ?Vous avez dit fardeau ?

Si les mots ont un sens, il est intéressant de se pencher sur l'un d’entre eux qui est d’utilisation courante, médicale et administrative, concernant les personnes âgées.

Le mercredi 23 février 2022, le pape François constate que les personnes âgées sont souvent vues comme « un poids ».

Dans nos évaluations de la charge ainsi représentée, nous parlons de fardeau pesant sur les aidants avec une grille médicale et administrative dédiée : celle de Steven H. Zarit.

Interrogé, le moteur Copilot, optimisé par l’Intelligence Artificielle, nous fournit les résultats instructifs suivants, emplis d’humanité :

Un “fardeau” est un terme français qui a deux significations principales :

Il peut désigner une charge pesante qu’il faut lever ou transporter. Par exemple, porter un lourd fardeau sur ses épaules.

Au sens figuré, un “fardeau” peut aussi désigner quelque chose qui est difficile à supporter. Par exemple, les impôts peuvent être considérés comme un lourd fardeau.

Il est à noter que le mot “fardeau” vient du mot arabe “fard”, qui signifie la charge d’un chameau. En anglais, “fardeau” se traduit par "burden".

Steven H. Zarit

Steven H. Zarit

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Éthique : la médecine peut-elle être extrémiste ?

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.apeichambery.com/presentation/demarche-ethique-et-responsable/

Image issue de : https://www.apeichambery.com/presentation/demarche-ethique-et-responsable/

Question déplacée me direz-vous. Le terme d’extrémiste renvoie à la politique, à la religion, pas à la science de la santé à retrouver. Question qui ne se pose pas : la médecine resterait en dehors des conflits de la société et du monde, dans une sorte de surplomb, d’extranéité bienveillante. Elle soignerait sans distinction ceux qui sont malades ou blessés, sans arrière-pensée. Ainsi : « Aucune personne ne peut faire l’objet de discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins. Dès lors, tout professionnel de santé qui refuserait de dispenser des soins à un patient en raison de son origine, de son sexe, de sa situation familiale, de son état de santé, de son handicap, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales, de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, sera susceptible de se voir infliger des sanctions disciplinaires, pénales ou civiles. »1

Oui, mais le passé nous a montré le fossé entre la théorie et la pratique. Pire que la discrimination, il nous a révélé la participation des soignants, infirmiers et médecins, à des crimes de masse contre l’humanité comme ce fut le cas, surtout mais pas seulement, à Auschwitz-Birkenau. Des « détails de l’Histoire » qui furent occultés lors de l’enseignement d’éthique que je reçus dans les années 1960 et 1970 à la faculté de médecine. Oubliée aussi, broutille sûrement, l’exclusion des médecins juifs durant la période de l’Occupation.

Sans aller aussi loin dans l’obéissance et l’adhésion éventuelle à un totalitarisme, nous devons nous interroger en permanence sur la nécessaire distinction entre le citoyen et le soignant. Au long de ma carrière, j’ai perçu des opinions et des attitudes en relation avec des philosophies différentes. Le débat actuel sur la fin de la vie nous offre une fois de plus l’étalage de conceptions profondes parfois antagoniques qui traversent notre société.

De nombreux facteurs, plus ou moins conscients, contribuent à forger une attitude médicale à géométrie variable : origines sociales, géographiques, opinions politiques, croyances religieuses, appétences financières, conditions d’exercice, conception de la vieillesse, etc.

Ainsi, le débat entre acharnement et abandon thérapeutique des personnes âgées doit-il envisager ce qui est toujours caché : la conception sociétale des décideurs. Un progrès a consisté, au moins en théorie, à éviter la décision médicale solitaire 2 au profit de la procédure collégiale. Un autre, en gestation, consistera à éclairer les a priori moraux préalables aux décisions, même collectives.

2 Procédure collégiale : voir par exemple la loi Leonetti-Claeys du 2 février 2016

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