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fin de vie

Un dernier au revoir n’est pas toujours facile à improviser

Publié le par Papi

Des professionnels spécialisés en soins palliatifs ont rassemblé dans des ouvrages un certain nombre de conseils à l’intention des proches d’une personne en fin de vie.

N’attendez pas la dernière minute si vous ne voulez pas regretter ensuite de ne pas avoir dit tout ce que vous auriez aimé dire. Quatre messages sont essentiels : pardonne-moi, je te pardonne, merci, je t’aime.

Ne cachez pas que vous savez que la fin est proche. La personne qui va mourir en est généralement consciente. Si elle a l’impression qu’autour d’elle personne ne s’en rend compte, elle sera perturbée. Il est inutile d’utiliser un vocabulaire trop direct. Un mourant parle parfois de préparatifs de voyage. On peut le rassurer en lui disant que tout est prêt, tout se passera bien, il ne sera pas seul.

Ne contredisez pas celui qui déclare qu’il va mourir, demandez- lui d’en dire un peu plus. S’il vous demande s’il va mourir, renvoyez la question : « je n’en sais rien, comment te sens –tu ? »

Un petit mensonge ne peut pas faire de mal. Si on vous demande si vous êtes réconcilié avec votre frère que vous n’avez pas vu depuis 20 ans il est bon de répondre « ça va s’arranger». Un mourant éprouve souvent le besoin de voir une réconciliation avec la famille, les relations, la religion.

On peut aussi rappeler tout ce que le mourant a apporté à sa famille, à la société, lui rappeler indirectement que son passage sur terre n’a pas été inutile.

Continuez à parler à une personne qui va mourir. Il est bien connu que l’ouïe est le dernier sens qui fonctionne jusqu’à la mort. Une mourante inconsciente peut serrer la main de sa fille chaque fois qu’elle entend sa voix

Ne vous sentez pas obligé de vous montrer triste. Certaines personnes apprécieront un ton léger, un récit de petits riens qui va les rattacher à la vie de tous les jours. Quand vous partez, veillez à ce que ce départ n’apparaisse pas définitif : « au revoir, dors bien ».

Vous pouvez exprimer vos sentiments sans prononcer une seule parole. Massez un pied, caressez un bras, une épaule, posez un baiser. Ce contact physique et votre présence seront un au revoir parfaitement perçu.

Ayez confiance en vous, vous réussirez à transmettre un message empreint de sincérité qui rassure et exprime votre amour.

Sources :

Un article de Paula Spencer Scott, rédactrice de Caring comhttp://www.caring.com/articles/how-to-say-goodbye?utm_content=20140220&utm_campaign=website&utm_source=suggests&utm_medium=email

Maggie Callanan, infirmière dans un service de soins palliatifs Final Journeys: A Practical Guide for Bringing Care and Comfort at the End of Life, ed Bantam ISBN-10: 0553382748 ISBN-13: 978-0553382747

Ira Byock, médecin spécialiste en soins palliatifs The Four Things That Matter Most ed Atria Books

ISBN-10: 0743249097

ISBN-13: 978-0743249096

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Les docteurs meurent aussi. Leurs patients aimeraient mourir comme eux.

Publié le par Papi

On pourrait croire que les médecins américains reçoivent les traitements les plus complexes disponibles. Ce n'est pas le cas, ils partent en douceur. Ils connaissent les limites de la médecine. Ils ont pratiquement tous vus des malades en fin de vie en salle d'opérations, perforés de tubes, branchés à des appareils divers, abrutis par les médicaments. Le Dr Ken Murray rappelle que beaucoup de confrères lui ont dit : « si un jour je suis comme ça promets-moi de me tuer ». Certains portent sur eux un médaillon : « pas de code » pour indiquer qu'ils refusent la réanimation cardio-pulmonaire.

Pourquoi les docteurs appliquent- ils aux patients des traitements dont ils ne voudraient pas pour eux ? A l'admission d'un malade le docteur demande à la famille : « voulez-vous que nous fassions tout notre possible ? » La réponse est généralement oui. Et le cauchemar commence, alors que la famille voulait souvent dire « tout ce qui est possible dans la limite du raisonnable ». La grande majorité des patients privilégient la qualité de la vie plutôt que sa durée. Après avoir mené une vie digne ils veulent pouvoir exiger d'avoir une fin digne. C'est le choix fait par la grande majorité des docteurs. Il doit être mis à la portée de tous.

Source : How Doctors Die Ken Murray, professeur de médecine.

http://www.zocalopublicsquare.org/2011/11/30/how-doctors-die/ideas/nexus/

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