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fin de vie

L’engouement pour la mort assistée (24) : qu’est-ce qu’un médicament ?

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/pandemie-medicaments-eviter-cas-coronavirus-14917/

Image issue du site : https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/pandemie-medicaments-eviter-cas-coronavirus-14917/

La définition publiée pour le grand public par le site du dictionnaire Vidal est la suivante :

« Les médicaments sont des produits destinés à prévenir les maladies, à les traiter, parfois même à les déceler. Ils peuvent en combattre la cause - c’est le cas des médicaments antibiotiques contre les infections bactériennes - ou en atténuer les manifestations, comme les médicaments antalgiques utilisés pour soulager la douleur. Ils agissent par l’intermédiaire d’une ou de plusieurs substances actives, associées à des excipients (sans activité thérapeutique) qui permettent la préparation du médicament. »[1]

Dès lors comment qualifier l’association de médicaments utilisés en Oregon pour mettre fin à la vie des patients ? L’association la plus utilisée en ce moment est un mélange de substances médicamenteuses qui est dénommée DDMAPh [2]:

DDMAPh est une combinaison de diazépam, digoxine, sulfate de morphine, amitriptyline et phénobarbital. Le DDMAPh-1 contient 5 grammes de phénobarbital et le DDMAPh-2 en contient 10 grammes.

Alors, comment dénommer ce mélange si l’on considère la mort programmée comme un soin ? Des médicaments ? Une autre proposition ?

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Prétendre savoir qu’un patient se sait proche de la fin, c’est se bercer d’illusions

Publié le par Louis Lacaze

Image issue du site : https://www.dyal.fr/boule-cristal-voyance/

Image issue du site : https://www.dyal.fr/boule-cristal-voyance/

Lorsqu’un médecin se trouve face à un patient atteint d’une pathologie létale, une interrogation est régulièrement présente : le médecin doit-il aborder le sujet et risquer de le plonger dans un monde terrifiant d’anxiété, de dépression ?

Son empathie le pousse spontanément à fournir une information susceptible de protéger le malade de la découverte, brutale et terrifiante de son état. On peut noter par ailleurs qu’informer le malade aura un effet positif sur le praticien : si son patient est apaisé, ce dernier sera moins affecté par son décès.

Une surprise est toujours possible. Sunita Puri, gériatre (1), évoque le cas d’une personne atteinte d’un cancer en phase terminale qui faisait constamment des projets : voyager en camping-car pendant six mois, ensuite assister au mariage d’un ami… Il n’évoquait jamais une interruption éventuelle de la chimiothérapie

Un jour, il fit remarquer à la médecin qu’elle avait l’air inquiète. Celle-ci répondit : « Votre état m’inquiète, vous perdez du poids, je vous trouve moins bien ».

  • « C’est parce que je vais mourir » répondit le patient, comme il aurait dit qu’il allait pleuvoir.
  • « Je suis navré, j’aurais dû vous en parler plus tôt, je pensais que vous n’étiez pas prêt »
  • « Prêt ? Comment être sûr qu’on est prêt ? Il ne s’agit pas de faire sa valise et de marcher vers l’arrêt de bus le plus proche ».

Le patient est décédé un mois plus tard.

Commentaires de Bernard Pradines. Pour « dire ou non la vérité », encore faudrait-il que le médecin connaisse vraiment le temps restant à vivre par le malade. Il s’agit d’un défi croissant avec l’amélioration des techniques de soins, pas seulement curatifs mais aussi ceux qui sont qualifiés de soins de support et de soins palliatifs. Une panoplie qui s’améliore en s’intéressant au patient au-delà de sa maladie. Autant dire que l’oncologie est peut-être encore la spécialité où le pronostic vital dans sa durée est le moins incertain. Mais que penser des personnes souffrant de polypathologies, des démences, du grand âge et même des insuffisances d’organes qui nous surprennent par leur imprévisibilité sous cet aspect ? Tout au plus peut-on évoquer des moyennes de survie issues des données recueillies lors des études dédiées.

Source :

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