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Côtoyer la jeunesse : où ? Comment ?

Publié le par Bernard Pradines

Côtoyer la jeunesse : où ? Comment ?

L’isolement social des personnes âgées est une préoccupation croissante de nos sociétés occidentales. L’évolution des modes de production et de consommation, celle de la structure de la famille, poussent à la dispersion isolante. La revue Lancet place l’isolement social parmi les quatorze facteurs de risque de dégradation cognitive (1). Comme si notre cerveau souffrait de ne plus entrer en relation avec autrui.

Les contacts entre génération font souvent défaut, même si l’on trouve encore des familles unies, communicantes et prévenantes.

Un moyen ne serait-il pas, aussi longtemps que possible, de pratiquer le covoiturage ?  Soit comme conducteur, soit comme passager. Pour ma part, c’est généralement la première opportunité qui s’offre à moi lors de mes déplacements pour « formation » (soutien) des soignants. Bien sûr, il faut avoir un but de voyage et il semble difficile de conduire un véhicule uniquement pour entretenir une conversation ! Les passagers qui montent dans ma voiture sont très généralement jeunes, ce sont souvent des étudiantes ou des étudiants. Pour la plupart d’entre eux, c’est l’occasion de se confier sur leurs difficultés et leurs réussites. Je ne connais aucune autre opportunité de m’approcher ainsi des nouvelles générations et de leurs manières diverses de concevoir le monde.

Alors, est-ce une solution, parmi d’autres, pour entrer en relation bienveillante ? Oui le plus souvent. Parfois, je suis un peu surpris par la difficulté d’une jeune fille ou d’un jeune homme peu chargé, sans handicap, par beau temps, de rallier le point de rendez-vous distant d’un kilomètre. Quand ce ne sont pas ses parents qui plaignent leur progéniture pour l’effort que cela représente. Il faudrait que je me comportasse comme un taxi ! A cette considération près, que de discussions, que de confidences venant de personnes qui savent que nous ne nous reverrons pas. Et vous qu’en pensez-vous ?

(1)  Livingston, Gill et al. Dementia prevention, intervention, and care: 2024 report of the Lancet standing Commission. The Lancet, Volume 404, Issue 10452, 572 – 628

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Je suis mal dans ma tête

Publié le par Louis Lacaze

Image issue de https://www.lindependant.fr/2020/11/10/covid-19-anxiete-depression-insomnie-1-malade-sur-5-presente-des-troubles-psychiatriques-9193559.php

Image issue de https://www.lindependant.fr/2020/11/10/covid-19-anxiete-depression-insomnie-1-malade-sur-5-presente-des-troubles-psychiatriques-9193559.php

Si certains patients n’hésitent pas à consulter leur médecin pour repartir avec un diagnostic de rhinopharyngite, trop peu hésitent à consulter quand leur santé mentale est atteinte, ce domaine faisant peur. Les lignes qui suivent visent à préparer une consultation, initiée soit par la personne âgée, soit par son entourage.  

L’apport d’un maximum d’informations facilitera l’élaboration du diagnostic et la prescription d’un traitement. Préparer une consultation permet d’établir une liste à présenter au médecin.

Exemples :

Persistance de tristesse, d’anxiété, de sensation de vide, d’idées fixes,

Pessimisme, sentiment d’impuissance, de culpabilité,

Pensées de mort, de suicide, tentatives de suicide,

Perte d’intérêt pour les activités,

Manque d’énergie, fatigue,

Elocution, mouvements ralentis,

Difficultés pour rester immobile,

Difficulté pour se concentrer, prendre des décisions,

Difficulté pour s’endormir, éveil prématuré, sommeil trop long,

Modification de l’appétit, du poids,

Douleurs diverses, crampes, problèmes de digestion sans causes connues persistantes après traitement,

Il convient de préciser la date de survenue des symptômes, leur intensité, leur fréquence.

Il ne faudra pas s’étonner d’être orienté vers une consultation spécialisée telle qu’une « consultation-mémoire » pluridisciplinaire, un psychogériatre ou un psychiatre, un·e psychologue, etc.

Le patient peut se faire accompagner par un aidant ou un ami qui l’aidera à prendre des notes, à absorber les informations. La désignation d’une personne de confiance s’intègre au mieux dans cette préparation et cet accompagnement. Il n’existe pas en la matière de diagnostic ou de traitement univoque. La collaboration patient-médecin est essentielle.

Commentaires de Bernard Pradines. La liste des symptômes à relever est considérable. Par exemple, la liste citée ci-dessus pourrait être complétée par des symptômes de type psychotique tels les idées délirantes, des hallucinations, d’autres liés aux trouble anxieux. La réticence à consulter un psychiatre demeure un obstacle de taille : « je ne suis pas fou ». Enfin, la loi française précise ceci : « Si le patient le souhaite, la personne de confiance l'accompagne dans ses démarches et assiste aux entretiens médicaux afin de l'aider dans ses décisions. »

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