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medecine

Le refus du dialogue : un poison pour les soins

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.cliniqueveterinairesaintjust.com/fiche/soins-durgence-en-cas-d-empoisonnement/

Image issue du site : https://www.cliniqueveterinairesaintjust.com/fiche/soins-durgence-en-cas-d-empoisonnement/

Notre époque n’est pas dépourvue de progrès. Un exemple : la conscience a considérablement progressé que des soins de qualité exigent d’exercer de concert avec d’autres disciplines soignantes. Finie la médecine de papa tout seul dans son coin.

Ainsi verrons-nous vanter les mérites de la pluridisciplinarité, de l’interdisciplinarité, du travail en équipe. La pénurie actuelle  de médecins  rend plus urgente la coopération entre professions soignantes ainsi que la reconnaissance du travail paramédical et de celui des psychologues, pour ne citer que ces disciplines.

A contrario, le refus de communication, de dialogue entre professionnels est devenu hautement toxique. Entre professionnels, refuser de parler avec tel ou tel soignant, quelle qu’en soit la raison, comporte des risques pour la personne soignée. Rares mais malheureusement réels, ils constituent une perte de chance pour les patients et les  résidents de nos établissements de soins et médicosociaux.

Plus rare encore mais éprouvé par votre serviteur, le refus non motivé par l’entourage familial de communiquer avec le médecin. Au risque de « laisser passer » une pathologie ne figurant pas dans les documents toujours  incomplets qui sont disponibles à l’entrée d’une personne malade en établissement.

Un ancien président de la république française aimait à dire : « l’important est toujours simple ».

Ne rompons jamais le lien soignant !

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Bas les masques en neurologie

Publié le par Louis Lacaze

Bas les masques en neurologie

Emily Anne Ferenczi, neurologue spécialiste des troubles moteurs, face à un patient masqué, se concentre sur le rythme du clignement des yeux ou son absence, un regard vide, l’absence de plis sur le masque si elle fait une plaisanterie. Elle demande au patient de lever les sourcils, de fermer énergiquement les yeux. Par contre elle ne peut détecter ni la présence d’un éventuel léger sourire ou d’une tension des lèvres, signe d’anxiété, ni faire l’examen de la septième paire de nerfs crâniens qui commande les muscles de l’expression faciale.

« Veuillez enlever votre masque un instant, pour que je puisse examiner l’ensemble de votre visage ».

Demander d’abaisser le masque implique l’accès à un nouveau niveau de confiance entre le médecin et le patient. Le Dr Ferenczi marque une pause pour laisser à la transition le temps d’opérer.

« Faites-moi un grand sourire, gonflez les joues, dites : Aa ah ». L’examen reprend un rythme classique.

Un faciès étiré ou hypomimie est une des caractéristiques de la maladie de Parkinson. Il témoigne d’un déficit en dopamine qui perturbe le fonctionnement des trente muscles du visage permettant l’expression de la joie, de la tristesse ou du désespoir. Le patient n’en parle pas mais signale que les gens pensent qu’il est en colère ou qu’il est triste alors que ce n’est pas le cas.

Ne pas pouvoir partager les émotions, ni ressentir et manifester de l’empathie !  Le risque de faussement interpréter un comportement peut contribuer à renforcer cette sensation d’isolement fréquemment ressentie pendant les deux ans de port du masque. Le moment est venu d’accorder à nouveau de l’intérêt aux visages qui nous entourent, de prendre conscience du message que nous transmettons par un sourire qui éventuellement va en déclencher un second par contagion.

Source :

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