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obstination deraisonnable

Ne pas changer la pile d’un pacemaker : suicide médicalement assisté, euthanasie ou ni l’un ni l’autre ?

Publié le par Papi

Ne pas changer la pile d’un pacemaker : suicide médicalement assisté, euthanasie ou ni l’un ni l’autre ?

La réponse doit être recherchée dans les intentions qui conduisent à la prise de décision. Cherche-t-on à abréger les souffrances du malade en lui ôtant la vie ou cherche-t-on à respecter sa volonté d’interrompre un traitement dont il ne désire plus bénéficier ? La mort peut survenir, mais on n’a pas cherché à la provoquer.

Le problème a été abordé par de nombreuses associations de professionnels de la médecine (voir sources) qui ont souligné un certain nombre de points clés :

1 – un malade en pleine possession de ses moyens intellectuels a le droit de refuser ou de demander l’interruption d’un traitement, même s’il n’est pas en phase terminale, même si cette décision le conduira à la mort.

2 – Si le patient n’est plus en état de prendre une décision, on devra se tourner vers les directives anticipées ou vers la / les personnes de confiance.

3 – Le droit de refuser ou de demander l’interruption d’un traitement médical est global et ne saurait s’appliquer à une catégorie de traitements particuliers.

Sources :

GeriPal - Eric Widera

- HRS Expert Consensus Statement on the Management of Cardiovascular Implantable Electronic Devices (CIEDs) inpatients nearing end of life or requesting withdrawal of therapy

Rachel Lampert, MD  et al

http://www.heartrhythmjournal.com/article/S1547-5271%2810%2900408-X/pdf

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Les docteurs meurent aussi. Leurs patients aimeraient mourir comme eux.

Publié le par Papi

On pourrait croire que les médecins américains reçoivent les traitements les plus complexes disponibles. Ce n'est pas le cas, ils partent en douceur. Ils connaissent les limites de la médecine. Ils ont pratiquement tous vus des malades en fin de vie en salle d'opérations, perforés de tubes, branchés à des appareils divers, abrutis par les médicaments. Le Dr Ken Murray rappelle que beaucoup de confrères lui ont dit : « si un jour je suis comme ça promets-moi de me tuer ». Certains portent sur eux un médaillon : « pas de code » pour indiquer qu'ils refusent la réanimation cardio-pulmonaire.

Pourquoi les docteurs appliquent- ils aux patients des traitements dont ils ne voudraient pas pour eux ? A l'admission d'un malade le docteur demande à la famille : « voulez-vous que nous fassions tout notre possible ? » La réponse est généralement oui. Et le cauchemar commence, alors que la famille voulait souvent dire « tout ce qui est possible dans la limite du raisonnable ». La grande majorité des patients privilégient la qualité de la vie plutôt que sa durée. Après avoir mené une vie digne ils veulent pouvoir exiger d'avoir une fin digne. C'est le choix fait par la grande majorité des docteurs. Il doit être mis à la portée de tous.

Source : How Doctors Die Ken Murray, professeur de médecine.

http://www.zocalopublicsquare.org/2011/11/30/how-doctors-die/ideas/nexus/

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