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prevention

Vaccins anti-Covid-19 : toute la vérité connue ?

Publié le par Bernard Pradines

Vaccins anti-Covid-19 : toute la vérité connue ?

Je suis un homme de 70 ans vivant à Albi (France). Dans une vie antérieure, je fus anesthésie-réanimateur puis gériatre. Je voudrais dire deux mots des préoccupations actuelles. Par ces temps de doutes, on a pu parler d’erreurs de communication devant les réticences pour la vaccination anti-SARS-CoV-2, en particulier celles d’une partie des soignants en établissements de soins ou médico-sociaux. Je ne partage pas cette appréciation.

A mon avis, il faut dire toute la vérité connue à ce propos, sans crainte. Du fait de l’urgence, les vaccins ont été rapidement mis sur le marché ; ils ont montré une efficacité remarquable comme c’est le cas en Israël. Toutefois, au fur et à mesure que des centaines de milliers puis des millions de personnes ont été protégées de la Covid-19, des effets indésirables bénins fréquents ou d’autres graves et rares ont été décrits. Au lieu de les cacher ou de les relativiser, il faut en parler avec franchise. Ainsi, la confiance indispensable au succès sur la pandémie, venant de populations bien informées, pourra être restaurée. Les nombreuses fake news des militants antivaccins seront mieux déjouées : fausses couches alléguées plus fréquentes par exemple. D’autres confondent la quête insatiable et ancienne de profits pharmaceutiques avec une main invisible diabolique. Débats scientifiques et idéologiques s’entremêlent et peuvent empêcher de raisonner lucidement. Autre exemple : les soucis concernant les personnes enceintes atteintes par la Covid-19 et les conséquences sur le fœtus ne doivent pas être passés sous silence.

Pour ma part, je m’emploie quotidiennement dans ce sens : 

https://free-geriatrics.overblog.com/2021/03/revue-de-bibliographie-quotidienne-covid-19.html

Je conclue avec ces quelques mots :

J’ai été vacciné par un vaccin à adénovirus le 22 février 2021. Je ne voudrais pas porter la responsabilité d’avoir contaminé autrui par négligence, surtout s’il s’agit de personnes vulnérables. Je porte aussi le masque, garde autant que possible mes distances et aère les locaux ; en cela, je suis un peu pénible pour mon entourage, je le confesse. Je voudrais aussi voir grandir mes petits-enfants et, pourquoi pas, connaitre un arrière-petit-enfant. Peut-être des résidentes et résidents des établissements ont-ils les mêmes rêves que moi ?

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Docteur, prenez soin de vous !

Publié le par Louis Lacaze

Docteur, prenez soin de vous !
Docteur, prenez soin de vous !

Les cas de burnout dans la communauté médicale américaine ont toujours atteint un niveau préoccupant avec un chiffre d’environ 400 suicides tous les ans pour se retrouver brutalement au premier plan avec le décès du Dr Lorna M Breen, responsable du service des urgences d’un des plus grands hôpitaux de New-York. Le Dr Green, rescapée du covid-19, souffrait de se sentir impuissante devant l’afflux de malades et leur taux de mortalité élevé. Après avoir suivi un traitement psychiatrique, elle a refusé de courir le risque de voir sa carrière professionnelle porter les stigmates de ce traitement et décidé de mettre fin à ses jours.

Cette réticence du personnel soignant devant les ressources de la psychiatrie a conduit les spécialistes à créer des structures permettant aux différents personnels soignants de voir que leur cas est loin d’être isolé. Des programmes pouvant s’étaler sur huit semaines au rythme de deux heures hebdomadaires permettent des échanges sur internet, des exercices de respiration, de méditation, des conversations avec des confrères spécialistes bénévoles.

L’objectif est de diminuer l’effet de burnout, d’éliminer les pensées suicidaires, de convaincre les soignants que veiller sur la santé de leurs patients implique qu’ils doivent avant tout veiller sur eux-mêmes.  Trop souvent se glisse dans l’état dépressif un sentiment de culpabilité qui peut s’exprimer ainsi : « avec davantage d’exercice physique, un meilleur régime alimentaire, je n’en serais pas là ». Il est suggéré par une lectrice que si le personnel médical ne devait pas consacrer une grande partie de son temps à des tâches administratives, à remplir des formulaires et dossiers, une cause essentielle d’usure disparaitrait. Ce qui suppose une réforme administrative d’une ampleur certaine.

Commentaires de Bernard Pradines : intéressant de savoir que cette consœur s’est suicidée au moins en partie pour ne pas « courir le risque de voir sa carrière professionnelle porter les stigmates de ce traitement ». Ceci a le mérite de pointer le fréquent et incroyable déni des problématiques psychiques dans l’univers soignant. Autrement dit, c’est la réputation du soignant qui est en jeu ici alors qu’une fracture de jambe, même occasionnée par une prise de risque inconsidéré lors des loisirs, n’aura jamais cette connotation dévalorisante. D’où le refus de s’envisager comme ayant besoin d’aide alors que dans le cas de traumatisme physique évoqué ci-dessus, l’intervention d’une équipe chirurgicale et anesthésiste est évidente et incontestable.

Source :

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