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Hospitalisations : un vécu personnel (1)

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de https://www.monanesthesiste.fr/la-rachianesthesie-une-technique-danesthesie-locoregionale/

Image issue de https://www.monanesthesiste.fr/la-rachianesthesie-une-technique-danesthesie-locoregionale/

En plusieurs épisodes, je tenterai de raconter à mes lecteurs quelques expériences de mon passé de médecin malade lors de mes quatorze hospitalisations. Mon but est d’abord de témoigner du ressenti d’un professionnel au contact des soignants qui constituent son univers connu, des collègues potentiels de travail. Il est aussi, à un moindre degré, de démystifier l’idée selon laquelle les médecins seraient obligatoirement mieux traités que le commun des mortels. Il est surtout d’identifier de situations de soins qui demandent une amélioration future.

Pour rappel, je fus praticien hospitalier, spécialiste dans deux domaines : l’anesthésie-réanimation et la gériatrie.

J’ai alors 54 ans et je viens de subir une prostatectomie par voie endoscopique ou, pour parler comme les non-initiés, l’ablation de la prostate par les voies naturelles. L’intervention a eu lieu sous rachianesthésie, une technique d’anesthésie locorégionale. Reprenons avec un langage intelligible : l’opération a été possible grâce à une anesthésie « du bas du corps » à l’aide d’une piqûre dans le « bas du dos ». Cette modalité préserve la conscience mais expose à une chute de la tension artérielle car l’anesthésie bloque des nerfs chargés de contracter les vaisseaux sanguins. A la fin de l’intervention, je suis encore sur la table d’opération. Mes membres inférieurs, jusque-là surélevés et écartés pour permettre l’intervention sont rapidement joints et remis à plat. Du fait de cette manœuvre, mon sang afflue vers mes membres inférieurs dont les vaisseaux sont dilatés. Il s’en suit une chute de ma tension artérielle du fait d’un brutal changement contenant/contenu.

Une lipothymie s’en suit, communément dénommée « une impression que l’on va tomber dans les pommes ». Je demande alors que mes membres inférieurs soient à nouveau surélevés. Ce que l’infirmière effectue très, trop lentement, à faible niveau, après avoir demandé l’autorisation à l’anesthésiste. Je perds alors conscience et ne retrouve mes esprits qu’après injection intraveineuse d’une substance vasoconstrictrice.

Dans le témoignage suivant, je vous conterai mon passage en salle dite « de réveil ».

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Un rêve : comme en montagne

Publié le par Bernard Pradines

Imaginez un monde où toute  personne, âgée ou non, serait saluée par toute autre rencontrée sur son chemin. Un univers où l’on échangerait brièvement sur la race de son chien ou sur ses difficultés motrices. Quand il ne s’agit pas de la pluie et du beau temps. Un lieu où l’on vous encourage à atteindre votre objectif en respectant votre présence. Un rêve me direz-vous ! Cet endroit existe. C’est rarement la mer ou la campagne en dehors des chemins de randonnée ou de pèlerinage. C’est presque toujours celui de la montagne.

Poursuivons le rêve : l’hôpital, la clinique ou l’EHPAD du bout de la rue verraient les personnes se saluer et échanger quelques mots de soutien réciproque dans la bienveillance.

En écoutant le  poète :

« Attends encore attends
J’ai pas fini mon rêve »

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