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soignants

Un des mécanismes de l’erreur

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://cef-bergerac.org/formation_pro_co/le-partage-dexperience-entre-professionnels-aides-soignants/

Image issue de : https://cef-bergerac.org/formation_pro_co/le-partage-dexperience-entre-professionnels-aides-soignants/

Peut-être vous êtes-vous interrogé·e sur les mécanismes de l’erreur dans votre profession ? Je vais tenter de vous décrire l’un d’eux.

Ne demandez jamais conseil à votre collègue avec qui vous entretenez de mauvaises relations. Vous auriez le sentiment de vous dévaloriser et il pourrait faire état de votre insuffisance. Ne dites jamais rien de positif à son propos et laissez au moins s’exprimer librement toute critique à son égard.

N’entretenez pas de conversation avec lui ou bien coupez court s’il émet une opinion différente de la vôtre.

Si vous êtes en concurrence de réputation et a fortiori de type commercial, donnez-vous en à cœur joie ouvertement et publiquement avec les difficultés de votre collègue. Discréditez-le auprès de vos clients ou de vos patients. Entreprenez-le à la moindre occasion.

S’il s’agit d’une profession différente de la vôtre, évoquez le fait que vous êtes censé posséder les compétences requises, ce qui n’est pas le cas d’autrui.

En un mot, isolez-vous pour penser tout seul. C’est bien plus confortable.

Les conséquences, elles, ne le seront pas.

Publié dans soignants

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J’ai toujours pratiqué l’aide active à mourir

Publié le par Bernard Pradines

J’ai toujours pratiqué l’aide active à mourir

Si l’on en croit la presse, une convention citoyenne de 184 citoyens vient d’approuver très majoritairement l’aide active à mourir[1], répondant ainsi au désir du président de la république française. Un scoop ? A 72 ans, les bras m’en tombent. A moins que je ne tombe de ma chaise ou pire de l’armoire. Car une telle décision enfonce les portes ouvertes.

Pour ma part, j’ai toujours pratiqué l’aide active à mourir en assistant au maximum, parfois difficilement, non sans reproche, quelque 1300 personnes, principalement en réanimation et en soins de longue durée. Je l’ai fait en pratiquant la médecine palliative que je connaissais au moment où j’étais amené, aux côtés d’autres soignants tels que les infirmières, à apaiser les souffrances d’un·e malade en fin de vie. Au début de ma carrière, ce fut en sédatant ou en endormant les patients qui n’avaient pas pu bénéficier des soins palliatifs que nous connaissons aujourd’hui. C’était une autre époque. Puis en affinant mes connaissances par le suivi de formations et en suivant les lois et recommandations en vigueur dont je constate si souvent à quel point elles sont méconnues et inappliquées.

A présent, beaucoup reste à faire pour généraliser et rendre opposables les soins palliatifs en France. Ce serait le noble objectif d’une nouvelle loi.

Euh… j’ai mal lu la suite : il s’agit aussi de suicide assisté, de suicide médicalement assisté et d’euthanasie. Non, donner la mort n’est pas un soin.

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