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Il est grand temps de ne plus parler de productivité en médecine

Publié le par Louis Lacaze

Il est grand temps de ne plus parler de productivité en médecine

D’après le dictionnaire Larousse, la productivité est le rapport entre le résultat d'une activité productive (biens et services) et les facteurs de production que l'on a utilisés pour parvenir à cette production.

 

En médecine, pour Robert Centor, la productivité suppose que les patients sont considérés comme des unités de production. Or, ce sont des individus qui attendent de nous un diagnostic, de la prévention, un traitement et si possible une durée de vie plus longue et de bonne qualité. Pour bon nombre d’administrateurs, se montrer « productif » suppose un nombre élevé d’heures de présence et des consultations à un rythme accéléré, quels que soient les besoins du patient.

 

Combien de patients peut-on recevoir par jour en leur apportant des soins de qualité, sans prendre le risque de commettre des erreurs de diagnostic, de les désorienter ? La réponse se trouve dans la question : « Pourquoi ? »

Pourquoi avons-nous choisi d’exercer cette profession ? Pour faire notre maximum pour soulager nos patients, ce qui implique un temps de consultation adapté à chacun d’eux. Nous ne produisons rien, nous leur consacrons toute notre attention. Si le « pourquoi » devient flou, il devient très difficile de conserver son inspiration, sa motivation, en un mot tout son enthousiasme.

 

Sources :

 

 Robert Centor  

Publié dans soignants, médecin, respect

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Éloge des bénévoles

Publié le par Bernard Pradines

Texte rédigé à partir de l’éloge funèbre d’un bénévole.

Ils ne sont pas si nombreux celles et ceux qui se rendent bénévolement auprès des personnes âgées vulnérables, malades, dépendantes, souvent dans une souffrance que la médecine ne peut pas apaiser à elle seule. Je n’en fus qu’un témoin parmi d’autres pendant 18 ans et demi au titre de médecin en soins de longue durée. Ne se bousculent pas celles et ceux qui ont compris que recevoir une visite bienveillante représente le lien social conservé, le dernier désir, l’ultime rempart contre la désespérance. Ils sont un contrepoids à la honte d’une société, d’une collectivité tentée et menacée par l’efficience, la rentabilité, l’instantanéité et l’égocentrisme, capables d’isoler et d’oublier celles et ceux qui les ont précédées. Celles et ceux qui sont souvent considérés comme en charge indue. Cette société, cette collectivité en sont pourtant les héritières obligées.

Ils sont présents lors des réunions de travail avec les soignants, pourvu que l’on veuille bien le leur proposer.

Ces femmes, ces hommes nous montrent l’exemple et désignent la voie à suivre. A nous désormais, si nous le pouvons, d’emprunter le chemin ainsi tracé. 

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