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Personnes âgées : l’inversion

Publié le par Bernard Pradines

Personnes âgées : l’inversion

En quoi l’inversion concerne-t-elle le grand âge ?

Chacun connaît les relations évolutives entre mère et fille. C’est la fameuse inversion des rôles entre mère et fille qui place la première en situation de dépendance de la seconde.

Dans un tout autre domaine, l’inversion du rythme nycthéméral peut faire prendre la nuit pour le jour et réciproquement. Insomnie nocturne et somnolence diurne se succèdent du fait des troubles du sommeil éventuellement aggravés par l’inactivité et les somnifères.

Je voudrais attirer l’attention sur un aspect peut-être moins connu.

L’inversion de la demande de soins me semble un concept intéressant pour mieux comprendre un défi posé par la dépendance. Ici, c’est l’aidant professionnel qui peut proposer voire imposer le soin à une personne qui ne le comprend pas ou ne le désire pas. Tout le contraire de notre vie habituelle où nous demandons à accéder au médecin et aux autres soignants. En effet, les soins sont généralement acceptés, sollicités ou même exigés par la population adulte. Ici, c’est le soignant qui doit se faire accepter. C’est lui, le plus souvent elle, qui vient au-devant de la personne malade. Ainsi, la reconnaissance n’est pas toujours au bout du soin, et pour cause. D’où le sentiment possible de pratiquer un métier ingrat sans reconnaissance de l’effort réalisé. Cette situation explique en partie la désaffection pour les carrières professionnelles auprès des personnes âgées dépendantes.

En prendre conscience, c’est mettre l’entourage familial, bénévole et soignant devant une responsabilité : celle de la considération pour les tâches accomplies, pas seulement pour les insuffisances quantitatives et qualitatives.

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L’engouement pour la mort assistée (8) : fin de vie et maladie d’Alzheimer

Publié le par Bernard Pradines

Image extraite du site : https://www.appuisante.fr/documentation/la-fin-de-vie

Image extraite du site : https://www.appuisante.fr/documentation/la-fin-de-vie

Anticiper l’avenir est devenu parfois une véritable obsession. Aucune raison pour que la fin de la vie échappe à ce mouvement croissant vers une volonté d’assurance et d’autonomie individuelle.

Si vous ajoutez des directives anticipées à la crainte de cet horizon indépassable, il ne vous reste plus qu’à demander par écrit une mort assistée dès l’annonce du diagnostic d’une maladie neuroévolutive, le plus souvent une pathologie de type Alzheimer.

La réflexion sur ce thème ne date pas d’hier. Pourtant, celles et ceux qui ont voulu s’approcher de cette difficulté ne nous ont pas encore fourni une solution satisfaisante.  Nous ne sommes pas encore capables, comme nous l’avons déjà abordé ici, de déterminer l’espérance de vie d’une personne donnée lors du diagnostic d’une maladie d’Alzheimer.  De plus, il est impossible de prévoir la souffrance éventuelle ressentie par la personne atteinte.

Autrement dit, l'individu dément, qui n’est plus en mesure de s’exprimer, est-il le même dans ses désirs que celui qui a si fermement demandé l’administration de médicaments mortels ?

Merci de me fournir une réponse.

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