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Colocation Alzheimer : la maison du Thil située à Beauvais

Publié le par Bernard Pradines

Colocation Alzheimer : la maison du Thil située à Beauvais

L'inscription préalable à la prochaine visioconférence-débat de l’Association Tarnaise de Gérontologie (ATG) vous permettra d'entrer en séance.

A la demande des intervenants, il n'y aura pas d'enregistrement ni de rediffusion. Si vous vous inscrivez, pouvez-vous préciser votre profession par mail à bpradines@aol.com

Cette visioconférence-débat aura lieu le mardi 7 février 2023 de 18 heures à 20 heures

Le thème en sera l’expérience d’une colocation Alzheimer : la maison du Thil située à Beauvais. Présentation par des personnes ayant réalisé cette initiative des Petits Frères des Pauvres.

Son site Internet :

https://www.petitsfreresdespauvres.fr/maison-du-thil

Participer à la réunion Zoom

https://tinyurl.com/52xe78ju

ID de réunion : 836 8393 6191

Code secret : 221741

Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kbZSpdpG2v

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Personnes âgées : l’inversion

Publié le par Bernard Pradines

Personnes âgées : l’inversion

En quoi l’inversion concerne-t-elle le grand âge ?

Chacun connaît les relations évolutives entre mère et fille. C’est la fameuse inversion des rôles entre mère et fille qui place la première en situation de dépendance de la seconde.

Dans un tout autre domaine, l’inversion du rythme nycthéméral peut faire prendre la nuit pour le jour et réciproquement. Insomnie nocturne et somnolence diurne se succèdent du fait des troubles du sommeil éventuellement aggravés par l’inactivité et les somnifères.

Je voudrais attirer l’attention sur un aspect peut-être moins connu.

L’inversion de la demande de soins me semble un concept intéressant pour mieux comprendre un défi posé par la dépendance. Ici, c’est l’aidant professionnel qui peut proposer voire imposer le soin à une personne qui ne le comprend pas ou ne le désire pas. Tout le contraire de notre vie habituelle où nous demandons à accéder au médecin et aux autres soignants. En effet, les soins sont généralement acceptés, sollicités ou même exigés par la population adulte. Ici, c’est le soignant qui doit se faire accepter. C’est lui, le plus souvent elle, qui vient au-devant de la personne malade. Ainsi, la reconnaissance n’est pas toujours au bout du soin, et pour cause. D’où le sentiment possible de pratiquer un métier ingrat sans reconnaissance de l’effort réalisé. Cette situation explique en partie la désaffection pour les carrières professionnelles auprès des personnes âgées dépendantes.

En prendre conscience, c’est mettre l’entourage familial, bénévole et soignant devant une responsabilité : celle de la considération pour les tâches accomplies, pas seulement pour les insuffisances quantitatives et qualitatives.

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