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fin de vie

La toxicomanie chez les personnes âgées atteintes de maladies graves

Publié le par Louis Lacaze

La toxicomanie chez les personnes âgées atteintes de maladies graves

Les douleurs peuvent accompagner de nombreuses maladies graves dont les cancers au moment du traitement initial, ou bien en rémission d’une à plusieurs années. La douleur peut devenir chronique et son traitement peut conduire à une toxicomanie pouvant atteindre 9% des cancers de la tête et du cou aux USA.

La consommation d’alcool arrive en tête de liste, suivie par le recours aux opiacés. Une surveillance thérapeutique idéale exigerait une grande disponibilité permettant un suivi régulier du patient avec des prescriptions plus courtes. Consomme-t-il sa drogue de façon intermittente, continue, dans des contextes précis ?

Une autre attitude est possible. Le malade est en train de mourir. Pourquoi ne pas lui laisser le seul plaisir qui lui reste ? Il va hâter sa mort, mais ne pas souffrir n’est pas trop cher payé.

Commentaire de Bernard Pradines. Ce texte a le mérite de distinguer radicalement le traitement de la douleur chronique au long cours et celui des situations de fin de vie attestée. Une distinction qui n’est pas encore effective dans la totalité du public non médical.

Références :

Publié dans douleurs, fin de vie

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L’engouement pour la mort assistée (34) : la dyspnée, cette sous-estimée

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.youtube.com/watch?v=b_6kx7TfbNg

Image issue de : https://www.youtube.com/watch?v=b_6kx7TfbNg

L’engouement pour la mort programmée et assistée en Occident est un phénomène nouveau et massif qui est plurifactoriel dans ses origines. Parmi elles se trouve bien sûr la crainte de l’agonie subie en état de conscience dans des conditions cruelles. La référence à un proche qui est mort dans des conditions inacceptables vient souvent à l’appui de cette peur bien légitime. Les acteurs des soins palliatifs avancent souvent l’argument de la promesse de soulagement en réponse à des demandes de mort anticipée censée éviter les situations pénibles. Autrement dit, les requêtes d’euthanasie se tarissent presque toujours quand le patient est soulagé de ses symptômes inconfortables et rassuré quant à leur retour éventuel.

Parmi les symptômes redoutés en fin de vie, l’un d’eux est demeuré prédominant dans la pensée collective, y compris médicale : la douleur, souvent identifiée à la souffrance. Un autre, pourtant fréquent et d’apparition souvent brutale, voire inattendue, est la dyspnée. Il s’agit d’une sensation subjective de respiration inconfortable altérant de façon significative la qualité de vie des patients. Ce symptôme doit être diagnostiqué et ses causes analysées afin d’apporter une réponse adéquate. Ce fut l’objet de la présentation du Dr Laurent Taillade, pneumologue en soins palliatifs lors du dernier congrès de la SFAP [1] en juin 2024 à Poitiers (France). La nécessité de la formation des personnels médicaux et paramédicaux y fut soulignée à juste titre. Par exemple, la saturation artérielle en oxygène (SaO2) est trop souvent considérée comme un critère fiable d’appréciation de la dyspnée.

 

[1] SFAP :  Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs

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