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fin de vie

Notes de lecture. Une sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès (SPCMJD) n’est pas une euthanasie

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.leprogres.fr/actualite/2018/06/28/ce-que-dit-la-loi-claeys-leonetti

Image issue de : https://www.leprogres.fr/actualite/2018/06/28/ce-que-dit-la-loi-claeys-leonetti

Quand Pascale Favre et Jean-Marie Gomas se situent au sommet de notre art et de notre science. Morceaux choisis, lucides.

« La méconnaissance de la loi Claeys-Leonetti est parfaitement montrée par notre étude nationale publiée en 2023. Plus de 60 % des infirmières de gériatrie et d’HAD (Hospitalisation à domicile, NDLR) ne savent pas ce que veut dire l’acronyme LAT (Limitation ou arrêt des traitements actifs, NDLR), et ne savent pas à quoi correspond une procédure collégiale. Par ailleurs 90 % des médecins n’ont jamais effectué de procédure collégiale correctement tracée selon les règles dans un dossier de patient. . . »

« … l’interruption de l’hydratation et de la nutrition est une logique clinique pour éviter l’encombrement néfaste du malade (sauf si la famille trouve cela insupportable) : la persistance d’un « tuyau » symbolique peut alors la rassurer. En pratique, on laisse une micro-perfusion d’hydratation inefficace certes, mais surtout, et c’est essentiel, non délétère pour le patient. »

« …le DrSchur a pensé et affirmé avoir euthanasié Sigmund Freud. . . alors qu’il se montrait incapable d’apaiser ses douleurs, utilisant des doses antalgiques très insuffisantes. En effet Freud n’a reçu que 20 mg 2 fois par jour de morphine par voie sous-cutanée pendant 36 heures et il est décédé le 23 septembre 1939 plus de 10 heures après la dernière injection. L’effet de la morphine sous-cutanée ne durant que 4 heures, il n’a donc pas été « euthanasié » ! Il est mort à son heure, littéralement écrasé par une douleur intense, cette dose de morphine étant notoirement infime pour calmer la nécrose maxillaire cancéreuse qui le faisait souffrir atrocement. Pauvre Freud. . . »

« …SPCMJD et euthanasie présentent clairement plusieurs critères qui les différencient absolument. Le combat à mener reste celui de l’information et plus encore de la formation des équipes soignantes, tant dans les services palliatifs que dans le secteur curatif.

Référence consultable en accès libre jusqu’au 31 août 2026 :

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1765462926000061

 

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Notes de lecture sur « l’aide médicale à mourir (AMM) » au Québec

Publié le par Bernard Pradines

Notes de lecture sur « l’aide médicale à mourir (AMM) » au Québec
Il me semble intéressant de se pencher sur un pays qui connait en pourcentage le plus grand succès de la planète en termes de morts programmées. Aussi, j’ai retenu quelques extraits d’un article paru dans la littérature journalistique québécoise le mercredi 6 mai 2026.

A propos du défaut de soins palliatifs :

« Il m’est arrivé de faire des AMM en sachant que, pour le patient, c’était un choix par manque de choix, alors que de mon côté j’étais démunie, je n’avais pas de ressources pour porter les autres options de fin de vie », témoigne Lauréanne Goulet-Plamondon, qui, jusqu’à l’an dernier, était la seule médecin affectée aux soins palliatifs dans la Municipalité Régionale de Comté (MRC) de Portneuf, un secteur rural au sud de Québec.

Faire de nécessité une vertu :

Par ailleurs, beaucoup ont déjà « intériorisé que l’AMM était la seule voie possible », se désole Lauréanne Goulet-Plamondon, qui estime pour sa part que la situation a atteint un point de dérive.

Il s’agit de personnes qui souhaitent « finir en beauté avec les gens qu’ils aiment autour d’eux, sans leur imposer le spectacle parfois traumatisant de la mort qui s’installe. »

Un exemple d’adaptation de l’individu aux impératifs de la société :

« Beaucoup ont désormais l’impression que l’AMM est un droit fondamental, soutient-il, tandis qu’au sens de la Loi, « c’est un soin administré lorsque c’est approprié de le faire ». 

Il faut dire que la mort programmée tend à devenir peu à peu le trépas « idéal », d’après les observations de nombreux experts.»

Une extension d’éligibilité qui va bien au-delà de la souffrance réfractaire en période terminale de la vie :

« Face à la perspective de dépendre des autres, les hommes invoquent « une atteinte à leur identité », eux qui ont été conditionnés à ne pas exposer leur fragilité, tandis que les femmes mentionnent leur volonté de ne pas déranger. « Elles sont mal à l’aise de se retrouver dans la position de recevoir des soins plutôt que d’en donner », observe la chercheuse spécialiste des enjeux liés à la fin de vie.»

Le rapport de 2025 de l’Oregon (DWDA Oregon report 2025) corrobore le lien entre les motivations des « suicidés » et les arguments cités ci-dessus chez leurs voisins québécois.

Voici un article qui mérite d’être lu dans son entièreté :

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