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soignants

Selles : encore un sujet tabou

Publié le par Bernard Pradines

Selles : encore un sujet tabou

Parmi les éléments permettant de comprendre l'obsession sur les selles souvent fréquente chez les personnes âgées :

  • une crainte « historique » des occlusions qui se terminaient autrefois souvent par la mort.
  • un tendance régressive qui peut évoquer le stade anal décrit par la psychanalyse.
  • l'infantilisation (consciente ou non) par l'environnement familial ou soignant qui peut retrouver ici un repère habituel chez l'enfant que l'on élève. Une éducation qui est une négociation où l’enfant doit devenir « propre » et « marchande » ses selles. Etant trois fois père et quatre fois grand-père, n’ai-je pas parfois applaudi aux exploits de la petite dernière en ce domaine ?
  • un simple aspect des préoccupations corporelles plus générales des personnes âgées, surtout si elles sont malades.
  • le désœuvrement et l’isolement qui permettent de penser aux seuls événements immédiatement significatifs.
  • un rappel aux autres que l’on existe, que l’on est vivant, que l’on peut souffrir (constipation) ou, pour emprunter impunément aux « psy », que l’on peut encore « jouir ». Aïe, je m’aventure en terra incognita.
  • plus choquante : la « fécalisation » chère à Jean Maisondieu est-elle parfois à l’œuvre ? Pour résumer à l’extrême : « vous me faites ch…. et je vous emm…! ». Lire en particulier "le crépuscule de la raison" de cet auteur.

Pouvez-vous m’aider à allonger ou à modifier cette liste ?

Publié dans selles, anxiété, soignants, famille

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Humanitude ?

Publié le par Bernard Pradines

Humanitude ?

Le mérite de toute méthode alternative a été d'amener un peu d'oxygène dans un monde soignant perplexe, pris de plein fouet par l'organisation hâtive des soins qui étaient hier prodigués par les familles. Ceci bien sûr dans un schéma de type entrepreneurial, c'est-à-dire fondé sur le travail collectivisé et l'efficience.

Il s'agit pour moi d'une mutation sans précédent, faisant basculer en quelques décennies les soins aux aînés de la compassion familiale à l'effectivité en établissement ou à domicile. Des mauvaises langues ont pu évoquer une forme de passage de l'artisanat à l'industrie avec 150 ans de retard sur la production des biens matériels. Autant dire, dans cette perspective, qu’une humanisation de l’usine est urgente.

Dans un contexte de fragilisation de la famille (les manifestations de rue récentes ne sont-elles pas d’abord des expressions de cette détresse ?), le travail salarié est désormais venu au secours des tâches familiales en se substituant à leurs pourvoyeuses habituelles.

Malaise donc. Découragement devant des formations initiales déconsidérées car moralisatrices, idéalistes, techniques et grossièrement décalées par rapport à la réalité.

Yves Gineste et Rosette Marescotti ont eu le mérite d'apporter une perspective –l’Humanitude- qui a souvent enthousiasmé celles et ceux qu'elle a séduits

Leur remise en cause des poncifs et des hiérarchies pédagogiques ainsi que leur vision critique de la situation ont ouvert des perspectives insoupçonnées. Pour leurs détracteurs, ils ont provoqué une moindre attention aux autres voies d'amélioration en particulier dans le domaine de la lutte contre les réductions de personnels et pour accroître leur nombre ainsi que pour les autres méthodes de soins proposées ici ou là. Ils ont dû faire des concessions aux potentats locaux et nationaux.

En conclusion, il me semble que nous ne pouvons pas avoir un jugement global comme j’en lis trop souvent : tout bien ou tout mal.

N’enlevons rien à leurs mérites mais gardons aussi un esprit critique. N’est-ce pas aussi le fil conducteur de Rosette et d’Yves ?

Voir l’adresse :

http://www.igm-formation.net/index.php?option=com_content&task=view&id=20&Itemid=39

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