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Coronavirus et personnes âgées : mise au point chinoise le 2 mars 2020

Publié le par Bernard Pradines

Coronavirus et personnes âgées : mise au point chinoise le 2 mars 2020

Une étude épidémiologique a été menée sur la base des informations sur 1265 cas confirmés  et collectés à minuit le 19 février 2020 et publiée le 2 mars 2020.

Parmi 1 079 patients diagnostiqués avec le COVID-19, il y avait 573 hommes (53,2%) et 505 femmes (46,8%).

La majorité des patients étaient âgés de 36 à 59 ans (553 cas, 51,3%) et l'âge moyen était de 46 ans (l'intervalle interquartile est de 24 ans).

L'âge des décès variait de 33 à 86 ans, avec une moyenne d'âge de 72 ans (intervalle interquartile de 17 ans); parmi eux, 7 hommes (63,6%) et 4 femmes (36,4%).

 

Commentaires de Bernard Pradines : ces données partielles confirment  les éléments connus en termes d’âge pour les décès. Il s’agit de personnes majoritairement âgées. Les comorbidités jouent un rôle connu. D’où l’importance accrue des recommandations pour cette catégorie de population. Ceci dit, nous devons rester prudents dans l’interprétation de chiffres qui peut être biaisée par de nombreux facteurs de confusion : méthodologies hâtives, qualité des ressources médicales disponibles, possibilités d’accès aux soins pour les personnes âgées, etc. Nous avons encore beaucoup à apprendre de notre nouvel ennemi. En attendant, les mesures en vigueur doivent être appliquées collectivement. Je suis surpris de voir un présentateur de télévision tousser dans sa main en parlant du coronavirus, bien des gens s’embrassant ou se serrant la main à l’heure actuelle. Sans parler des relativismes à l’œuvre, souvent au nom de la sacrosainte économie en danger.

On se rapporta aux conseils officiels émis par le ministère français de la Santé :

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/coronavirus-PS

Source:

Cheng JL, Huang C, Zhang GJ, Liu DW, Li P, Lu CY, Li J. [Epidemiological characteristics of novel coronavirus pneumonia in Henan]. Zhonghua Jie He He Hu Xi Za Zhi. 2020 Mar 2;43(0):E027.

 

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Un vocabulaire de qualité pour une mort de qualité

Publié le par Louis Lacaze

Un vocabulaire de qualité pour une mort de qualité

Dans les couloirs des établissements de soins, plutôt que d’entendre « il est mort », on entend plus souvent « il nous a quittés, il n’est plus avec nous ». D’après les linguistes, le choix du vocabulaire obéit à un ensemble d’éléments linguistiques et non linguistiques et d’un complexe processus de la pensée. En fait la pensée met en forme les mots que nous utilisons mais de leur côté les mots mettent en forme le processus de la pensée. « Demain je vais à Paris » n’a pas la même signification que « demain j’irai à Paris ». Le futur étant plus éloigné, le message n’est pas reçu avec la même attention et la même force.

 

Les subtilités du langage prennent toute leur importance dans les contacts avec les familles. Leur annoncer qu’on va interrompre un traitement qui au départ avait soulevé des espoirs déclenchera une inquiétude : va-t-on abandonner le malade ? Chaque décision qui se révèle être un pas en arrière après l’échec d’une thérapie exige de présenter aux familles et éventuellement au patient un message clair : le personnel médical va interrompre des soins inutiles mais veillera à ce que le patient reçoive jusqu’aux derniers instants de sa vie toutes les formes de soulagement que la médecine peut lui apporter.

Source : DeForest A. Better Words for Better Deaths. N Engl J Med. 2019 Jan
17;380(3):211-213. 
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