Les perspectives de traitements médicamenteux efficaces et bien tolérés des démences non curables s’estompent d’année en année. Longtemps à la quête du médicament miracle, en particulier contre la maladie d’Alzheimer, des pans entiers de l’approche et de l’accompagnement de ces maladies ont été longtemps négligés. Il en est ainsi des « thérapies non médicamenteuses » et surtout de la prévention primaire. Celle-ci se définit par l’ensemble des actes visant à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population et à réduire les risques d’apparition; sont ainsi pris en compte la prévention des conduites individuelles à risque comme les périls en termes environnementaux et sociétaux.
Je me propose de faire un point en plusieurs billets de blog sur cet aspect préventif.
Une publication américaine parue le 14 août 2023 s’intéresse aux relations entre la pollution de l’air et l’apparition des démences.
Les personnes étudiées avaient plus de 50 ans d’âge. Les résultats ont montré que 4105 participants (15 %) ont développé une démence au cours de la période de suivi de dix ans. Par rapport à ceux qui n'ont pas développé cette pathologie, les participants atteints étaient davantage susceptibles d'être non blancs, d'avoir bénéficié d’une moindre éducation institutionnelle, de posséder moins de revenus et d’avoir été exposés à des niveaux de particules fines PM2,5 environnants plus élevés sur leur lieu de résidence. Alors que l'agriculture et les feux à ciel ouvert montraient les associations pollution de l'air-démence les plus fortes, le trafic routier, le trafic non routier et la combustion du charbon pour la production d'énergie et l'industrie étaient également associés à l'incidence des démences. Un autre étude parue en 2022 a produit des résultats comparables amenant à dénoncer le rôle des résidus issus de la combustion des matériaux fossiles et des biomasses dans le Nord-Est des États-Unis.
Références :