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douleurs

Zona : des progrès dans la prévention

Publié le par Bernard Pradines

Image extraite de : Harpaz R, Ortega-Sanchez IR, Seward JF; Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Prevention of herpes zoster: recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP). MMWR Recomm Rep. 2008 Jun 6;57(RR-5):1-30; quiz CE2-4.

Image extraite de : Harpaz R, Ortega-Sanchez IR, Seward JF; Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Prevention of herpes zoster: recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP). MMWR Recomm Rep. 2008 Jun 6;57(RR-5):1-30; quiz CE2-4.

Le zona est une maladie qui peut revêtir des formes graves, en particulier dans son tropisme ophtalmologique. De plus, l’incidence des douleurs dites post-zostériennes augmente avec l’avancée en âge.

L’arrivée d’un nouveau vaccin, plus efficace que le précédent, doit être connue. Il s’agit du SHINGRIX. Si l’on se limite à l'indication relative aux personnes immunocompétentes, ce vaccin concerne toutes les personnes de plus de 65 ans.

Antécédent de zona ou de vaccination avec ZOSTAVAX : respecter un délai de 1 an.

Dans cette classe d’âges, la Haute Autorité en Santé (HAS) française rappelle que d’autres vaccinations sont recommandées : rappel contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite à 65 ans puis tous les 10 ans à partir de 65 ans, vaccination annuelle contre la grippe et contre la Covid-19.  Le vaccin SHINGRIX peut être administré en même temps que ces vaccins, sur un site d’injection différent.

Pour en savoir davantage : voir fichier lié ci-dessous :

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Hospitalisations : un vécu personnel (2)

Publié le par Bernard Pradines

image issue de https://convergence-ncn.com/

image issue de https://convergence-ncn.com/

Introduction commune aux articles sur ce thème :

En plusieurs épisodes, je tenterai de raconter à mes lecteurs quelques expériences de mon passé de médecin malade lors de mes quatorze hospitalisations. Mon but est d’abord de témoigner du ressenti d’un professionnel au contact des soignants qui constituent son univers connu, des collègues potentiels de travail. Il est aussi, à un moindre degré, de démystifier l’idée selon laquelle les médecins seraient obligatoirement mieux traités que le commun des mortels. Il est surtout d’identifier des situations de soins qui demandent une amélioration future.

Pour rappel, je fus praticien hospitalier, spécialiste dans deux domaines : l’anesthésie-réanimation et la gériatrie.

J’ai alors 54 ans et je viens de subir une prostatectomie par voie endoscopique ou, pour parler comme les non-initiés, l’ablation de la prostate par les voies naturelles [1]. Après l’intervention, je suis dirigé vers la salle dite de réveil. Etant d’emblée conscient, j’observe ce qui se passe dans cette pièce destinée à la surveillance post-opératoire des patients qui viennent de subir une intervention chirurgicale. Les personnels vaquent à leurs occupations qui consistent surtout à effectuer des rangements de dispositifs médicaux. Ils sont corrects bien que peu enclins à se tenir un peu à côté des malades. Tout semble calme jusqu’à ce qu’un homme âgé entre à son tour au retour du bloc opératoire. Il vient d’être opéré d’un membre inférieur et clame sa douleur en langue occitane, ce qui pourrait phonétiquement parlant donner ceci : « qué mé doll aquélo p… dé cambo » à traduire complètement par « que cette p… de jambe me fait mal ». Il crie de plus en plus fort et continue à jurer contre son membre douloureux. Et là, stupéfaction, un homme en blouse blanche, de profession indéterminée, lui crie dessus au pro rata de sa plainte afin d’en couvrir l’expression ! Il lui est asséné que cela suffit et qu’il doit se taire ; je n’entends aucune parole d’empathie ou même de promesse d’être calmé de manière adéquate. Je quitte cette pièce sous l’impulsion vigoureuse d’un brancardier qui envoie brutalement mon brancard percuter la paroi de l’ascenseur.


[1] On peut se rapporter à : « Hospitalisations : un vécu personnel (1) »

 

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