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Covid-19 et douleurs

Publié le par Bernard Pradines

Covid-19 et douleurs

L’infection par le SARS-CoV-2 est susceptible de provoquer des douleurs aigues à types de myalgies, arthralgies, douleurs abdominales, céphalées et douleurs thoraciques. Il reste à évaluer le risque de douleurs chroniques, potentiellement plus fréquentes chez les personnes âgées après  tout séjour en réanimation pour syndrome de détresse respiratoire aiguë. Des aspects spécifiques à la Covid-19 pourraient concerner des troubles neurologiques susceptibles d’entrainer des neuropathies, des effets indésirables neurogènes des médicaments tels qu’antiviraux et hydroxychloroquine, enfin les états de stress post-traumatiques accrus par la distanciation tout au long du parcours de soin et l’isolement vestimentaire des soignants.

Source: 

Lambru G, Elias LA, Yakkaphan P, Renton T. Migraine presenting as isolated facial pain: A prospective clinical analysis of 58 cases [published online ahead of print, 2020 Jun 17]. Cephalalgia. 2020;333102420933277. doi:10.1177/0333102420933277

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Publié dans Covid-19, douleurs

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Résultats surprenants d’une étude portant sur l'ensemble de la population âgée de 65 ans ou plus au Danemark.

Publié le par Bernard Pradines

Résultats surprenants d’une étude portant sur l'ensemble de la population âgée de 65 ans ou plus au Danemark.

De nombreuses publications font état d’un usage moindre des opioïdes chez les personnes âgées démentes. Aussi, les résultats ci-dessous doivent nous interpeller. La prévalence de l'usage des opioïdes a augmenté de 35 % (24,2 à 32,5 %) chez les personnes âgées atteintes de démence et de 13 % chez les non atteintes (14,9 à 16,8 %) entre 2000 et 2015. L'augmentation disproportionnée de la consommation d'opioïdes chez les personnes âgées atteintes de démence est principalement attribuable à une augmentation des opioïdes forts (démence : 11,7 à 23,1 % ; sans démence : 5,9 à 7,4 %). L'utilisation d'antipsychotiques a diminué au cours de la même période (démence : 31,3 à 19,3 % ; aucune démence : 4,5 à 2,7 %).

La diminution parallèle de l'utilisation des antipsychotiques peut suggérer que, dans une certaine mesure, les opioïdes ont remplacé les antipsychotiques dans la prise en charge des symptômes comportementaux, malgré les préoccupations en matière d'innocuité et le manque de preuves des effets des opioïdes. Les recherches futures devraient se concentrer sur les risques potentiels associés à l'usage accru d'opioïdes.

Commentaires personnels : le message de suspicion de douleur en cas de troubles comportementaux aurait-il été entendu au-delà de son objectif ? Encore faudrait-il pouvoir affirmer la présence d'une douleur à l’origine des troubles. Vaste difficulté. En tout cas, le fameux "test antalgique" doit toujours être questionné, tant les biais de son interprétation sont multiples. Si la médecine gériatrique était facile, cela se saurait ...

Source : Jensen-Dahm C, Christensen AN, Gasse C, Waldemar G. The Use of Opioids and Antipsychotics in Elderly with Dementia - Have Opioids Replaced Antipsychotics in Treating Behavioral Symptoms in Dementia? J Alzheimers Dis. 2019 Nov 18.

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