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Dernier ouvrage de Gérard Brami

Publié le par Bernard Pradines

Dernier ouvrage de Gérard Brami

Le virage domiciliaire est acté dans tous les rapports actuels et dans les projets présents et à venir du « bien vieillir ». « L’Ehpad de demain » devra créer ce « projet domiciliaire », en son sein, et, pour y parvenir, l’ouvrage propose plus d’une vingtaine de thèmes et d’actions.

Si l’idéal de la vie d’une personne âgée est d’être ou de se sentir à son domicile, l’idéal de fonctionnement d’un Ehpad est de faire en sorte d’assurer cette continuation du domicile, de mettre en place, au quotidien, des activités, des animations, des soins intégrés, des relations sociales conformes à ce qu’a été la vie antérieure de la personne désormais accompagnée.

Pour rassembler ces deux idéaux d’un virage domiciliaire réussi et d’une avancée vers le « bien vieillir », également pour moderniser votre projet d’établissement et les projets personnalisés, tous deux obligatoires et légaux, le projet « à tout âge » est un projet systémique qui assure le respect de la vie intérieure et antérieure de la personne accompagnée.

Fondé sur la centralité de la personne accompagnée, sur les stimulations et la valorisation de ses potentialités, sur des soins rassurants – outil Icope –, sur l’ouverture vers l’extérieur, l’ouvrage apporte des réponses adaptées, faciles d’application, pour faire entrer l’Ehpad, seul parcours institutionnel dans la vie de la personne âgée, dans les orientations nationales d’une « éthique du bien vieillir ».

La mise en place de référents et de médiateurs, dont la diversité est précisée, permet que la relation humaine interne devienne empreinte de dialogues et d’échanges. Le « projet à tout âge » est parfaitement adapté aux résidences pour séniors.

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L’engouement pour la mort assistée (34) : la dyspnée, cette sous-estimée

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.youtube.com/watch?v=b_6kx7TfbNg

Image issue de : https://www.youtube.com/watch?v=b_6kx7TfbNg

L’engouement pour la mort programmée et assistée en Occident est un phénomène nouveau et massif qui est plurifactoriel dans ses origines. Parmi elles se trouve bien sûr la crainte de l’agonie subie en état de conscience dans des conditions cruelles. La référence à un proche qui est mort dans des conditions inacceptables vient souvent à l’appui de cette peur bien légitime. Les acteurs des soins palliatifs avancent souvent l’argument de la promesse de soulagement en réponse à des demandes de mort anticipée censée éviter les situations pénibles. Autrement dit, les requêtes d’euthanasie se tarissent presque toujours quand le patient est soulagé de ses symptômes inconfortables et rassuré quant à leur retour éventuel.

Parmi les symptômes redoutés en fin de vie, l’un d’eux est demeuré prédominant dans la pensée collective, y compris médicale : la douleur, souvent identifiée à la souffrance. Un autre, pourtant fréquent et d’apparition souvent brutale, voire inattendue, est la dyspnée. Il s’agit d’une sensation subjective de respiration inconfortable altérant de façon significative la qualité de vie des patients. Ce symptôme doit être diagnostiqué et ses causes analysées afin d’apporter une réponse adéquate. Ce fut l’objet de la présentation du Dr Laurent Taillade, pneumologue en soins palliatifs lors du dernier congrès de la SFAP [1] en juin 2024 à Poitiers (France). La nécessité de la formation des personnels médicaux et paramédicaux y fut soulignée à juste titre. Par exemple, la saturation artérielle en oxygène (SaO2) est trop souvent considérée comme un critère fiable d’appréciation de la dyspnée.

 

[1] SFAP :  Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs

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