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EHPAD : privatisation progressive

Publié le par Bernard Pradines

Encore une illustration de l’évolution de notre société. On assiste au développement des chaines d’EHPAD comme il existe des chaines d’hôtel. Voici un extrait du document récent de France Alzheimer relatif aux propositions pour la présidentielle :

 « Actuellement, les EHPAD disposent d’une capacité d’accueil de près de 600 000 lits (environ 570 000 places en hébergement permanent, 8 600 places en hébergement temporaire et 8 000 places en accueil de jour), soit 99 lits pour 1 000 personnes de 75 ans ou plus. Le statut juridique le plus représenté en nombre d’établissements est le secteur public avec 43 % des EHPAD, suivi du secteur privé à but non lucratif (31 %), et du secteur privé commercial (26 % des EHPAD). Néanmoins, 39,1 % des places d’hébergement créées entre 1990 et 2014 sont implantées dans des EHPAD privés à caractère commercial. Un chiffre qui témoigne de la part de plus en plus importante que prend actuellement ce profil de gestionnaire dans le paysage global des EHPAD. »

Source :

Publié dans EHPAD, politique, économie

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J’ai visité le premier village Alzheimer au monde

Publié le par Bernard Pradines

J’ai visité le premier village Alzheimer au monde

Pourquoi un village ? Pourquoi pas une résidence traditionnelle telle qu’un EHPAD ?

Pourquoi ne pas répartir ces personnes âgées de plus de 65 ans, désorientées, souffrant de troubles cognitifs sévères, dans des unités situées dans des villages existants comme à Saint-Nazaire ?

Pourquoi ce premier village ? Il fut inauguré en 2009 près d’Amsterdam aux Pays-Bas. D’autres sont en cours de réalisation, tel que celui qui est en projet à Dax en France.

Ceux qui ont conçu et réalisé « De Hogeweyk » ont donné de l’espace en plein air aux 152 résidents. Ils ont voulu procurer liberté et voisinage comme dans une vraie localité. La seule issue extérieure est surveillée visuellement à l’aide d’un sas. Mais les portes des parties communes s’ouvrent automatiquement lors de toute approche, y compris celle de l’ascenseur qui navigue automatiquement entre les deux niveaux.

Les résidents sont répartis et regroupés en affinités en fonction d’études issues des sciences humaines selon leur « style de vie » antérieur et leur choix éventuel.

Résidents, familles, professionnels et bénévoles bénéficient d’un environnement conçu au plus près de l’image de la vie du pays : places et rues portent un nom habituel, on y trouve entre autres un supermarché, un bar-restaurant, un salon de coiffure et de beauté, un salon de musique, une médiathèque et même un théâtre.

Le rassemblement en un vaste lieu unique autorise ces facilités autrement inconcevables si les unités de 6 ou 7 résidents de « De Hogeweyk » étaient dispersées dans des sites distincts et distants.

L’ameublement et la décoration se rapprochent au maximum de l’habitat normal des occupants. Tout est étudié pour ressembler à la vie quotidienne jusque dans les moindres détails. Quant à eux, les intervenants, quelles que soient leurs professions, sont spécialement informés des pathologies accompagnées.

Bien sûr, il y a toujours un revers à la médaille ; par exemple, une telle expérience pilote coûte cher à la collectivité néerlandaise et n’est assurément pas exportable à l’identique. Pourtant, je suis reparti troublé par ma visite du 17 août 2016.

Il n’existe aucune solution idéale, chacun le sait. Toutefois, le principe du village hollandais devenu réalité serait-il la moins mauvaise proposition pour des personnes dont le séjour à domicile n’est plus possible ?

Est-il possible d’ignorer « De Hogeweyk » ?

Pour en savoir plus :

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