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gerontologie

Anorexie et perte de poids : un symptôme et un signe coutumiers en gériatrie

Publié le par Louis Lacaze

Eduardo Bruera

Eduardo Bruera

Il peut aussi s’agir d’un arrêt volontaire de l’alimentation et de l’hydratation (en anglais VSED : volontary stopping eating and drinking)[1]. Nous envisagerons prochainement cette situation. Si le refus de manger est involontaire, on évoque une anorexie. A cette situation s’associe de manière préoccupante la perte des muscles, diagnostiquée par les tests de préhension des mains, se lever et marcher, soulever du poids. Paradoxalement, c’est la personne obèse qui subit le retentissement le plus rapide car la perte musculaire est prédominante sur la perte graisseuse. La présence de modifications métaboliques profondes entraine une perte d’appétit qui aggrave le syndrome.

Ainsi, la perte de poids doit être détectée par une mesure régulière car elle est peu visible à son début. Elle n’est toutefois qu’un marqueur de troubles plus graves : par exemple la diminution ou l’arrêt de la production d’anticorps, ce qui favorise les infections elles-mêmes inductrices d’anorexie.  Notre usine métabolique se met en panne. La sarcopénie, définie par une perte musculaire souvent massive, est associée à un pronostic des plus sombres car elle n’est pas seule : les organes vitaux sont eux-aussi concernés.

Traiter la sarcopénie passe par l’identification des vraies raisons du déficit d’alimentation. Certaines personnes ne sont pas capables de faire leurs courses ou de préparer leurs repas. D’autres sont seules, déprimées, anxieuses, effrayées par les symptômes et les changements d’image corporelle qui annoncent l’approche de la fin de la vie. Il est impératif d’en déceler la, ou les causes. Cet objectif atteint, on peut aider la personne à regagner quelques kilos, l’inciter à se prendre en main en prescrivant des suppléments nutritionnels et des vitamines.

La principale préoccupation des familles se résume ainsi : il ne mange pas assez. Se priver de nourriture conduit à une marginalisation, au refus de participer aux évènements sociaux, souvent religieux, aux célébrations, aux rassemblements qui se déroulent autour des repas. Le médecin veillera à ce que cette signification symbolique du repas ne se perde pas. La volonté de la personne de ne manger que trois cuillérées doit être respectée, par exemple en évitant de lui remplir l’assiette.

L’efficacité des médicaments est discutable, souvent marginale, s’ils ne s’adressent pas à la cause de l’anorexie.

Suivant les cas, on recommandera aux patients de rester physiquement actifs, de se promener, de faire le ménage, de passer du temps à l’extérieur. Un muscle qui travaille réclamera un apport alimentaire nécessaire à son énergie, voire à sa reconstruction.


[1] Mensger C, Jiao Y, Jansky M, Banse C, Nauck F, Nothacker M, Stanze H. Voluntarily stopping eating and drinking (VSED): A systematic mixed-methods review focusing on the carers' experiences. Health Policy. 2024 Dec;150:105174

Référence :

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Vieillir, une affaire de femmes ? Replay et réponses au questionnaire

Publié le par Bernard Pradines

L'Association Tarnaise de Gérontologie a organisé une visioconférence-débat avec Florence Fortin-Braud, aide-soignante, le mardi 11 mars 2025 de 18 heures à 20 heures (heures de métropole française) à propos de son ouvrage paru en octobre 2024.

Vous trouverez ci-dessous de la vidéo ainsi que le lien vers les réponses au questionnaire préalable en ligne.

Lien vers le replay :

Lien vers les réponses au questionnaire en ligne :

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