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psychopathologie

Aller consulter un psy n’est pas déshonorant

Publié le par Louis Lacaze

Aller consulter un psy n’est pas déshonorant

Trop souvent, la presse se fait l’écho de personnes handicapées sur le plan professionnel ou privé par une dépression ou un burn-out qui les poussent à des décisions parfois extrêmes. Une réflexion menée a posteriori révèle souvent qu’elles ont refusé de suivre les conseils de leur entourage, de leur médecin traitant de voir un psy. Cette abréviation peut désigner un psychologue ou, pire encore dans la représentation habituelle, un psychiatre. Elle fait peur ! Franchir le pas demande beaucoup de force et de courage. Il convient de se persuader que cette décision n’est pas un signe de faiblesse mais la recherche d’une amélioration de votre santé mentale mise à l’épreuve.

Une fois un spécialiste trouvé et accessible, le patient doit savoir que le succès de la démarche dépend en grande partie de la qualité de la communication qui va s’instaurer entre lui et le praticien et qu’il doit veiller à l’entretenir. Il doit se sentir en sécurité et respecté, ne pas avoir l’impression d’être secrètement jugé. Un lien fort est essentiel : les professionnels parlent d’alliance thérapeutique. La thérapie est censée être collaborative : le patient a un pouvoir de décision, devrait pouvoir poser autant de questions qu’il veut et ne pas s’attendre à devoir obéir aux propositions du spécialiste. Il est donc important de se fixer des objectifs et de pouvoir mesurer ses succès.

Certains patients interrompent la consultation après quelques séances. S’il s’agit d’un rejet, il peut s’expliquer par la rupture avec des fonctionnements antérieurs, une remise en question qui peut être bénéfique. Ou bien par la désinformation éventuellement fournie par les médias, où chaque séance se termine par un feu d’artifice qui résout tous les problèmes. Une thérapie réussie apporte plutôt une série de petits changements qui s’accumulent progressivement.                                      

Commentaires de Bernard Pradines. La psychologie a apporté une immense contribution à ma pratique médicale. Je formulerai un bémol toutefois : elle a tendance à placer la personne au centre des problèmes. Elle vise à accepter l’adaptation à son environnement. En cela, elle peut exonérer la responsabilité de l’organisation sociale dans le dérèglement de la santé mentale : chômage, pauvreté, misère, pathologies induites…

Référence :

Christina Caron The New-York Times

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Publié le par Bernard Pradines

Par un professionnel de la violence mortelle :

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