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soins palliatifs

Soins palliatifs : les fausses routes sont-elles constantes ?

Publié le par Papi et Bernard Pradines

Kelley Babcock suggère la démarche suivante :

1 – Vérifier si le risque de fausse route est bien réel en faisant des tests.
2- L’administration d’aliments épaissis diminue-t-elle les risques ?
3 – Le risque de pneumopathie d’inhalation est-il avéré ?
4 – Des mesures préventives ont-elles été testées (position du patient et de son extrémité céphalique, stimulation au moment de la déglutition),  présentation de la nourriture (volume et vitesse).
Si l’administration de produits épaississants est décidée, il convient de bien choisir l’agent en question. Aux États-Unis l’amidon de maïs, très bon marché est couramment employé mais il épaissit plus que nécessaire certains aliments et doit être proposé au patient dès qu’il est préparé pour ne pas devenir une pâte épaisse. Ainsi, le dosage des épaississants doit être précis.
Il est souvent reproché aux épaississants de dessécher la bouche. On peut présenter au patient des glaçons, de petites cuillerées d’eau. Les poumons peuvent tolérer la présence de petites gorgées d’eau mais pas de soda, de café ou de jus de fruits.
En somme, les épaississants doivent être maniés avec précaution, au cas par cas,  de manière non systématique mais peuvent se révéler fort utiles chez des personnes qui souffrent fréquemment de pneumopathies dues aux fausses routes alors qu’elles ne toussent jamais quand elles absorbent des liquides. Dans le doute, l’inhalation intrabronchique de liquides est éventuellement vérifiée après prise orale d’un opacifiant suivie d’une radiographie.

Source: Kelley Babcock, http://tinyurl.com/ntl8rb7

Publié dans soins palliatifs

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Où ranger ses directives anticipées ?

Publié le par Papi

Où ranger ses directives anticipées ?

En 2000 aux USA, 47% des personnes âgées de plus de 60 ans décédées avaient rédigé des directives anticipées, leur nombre a atteint 72% en 2010. Cette progression ne doit pas occulter les difficultés que rencontre leur application.

Il peut arriver que les directives soient noyées dans le dossier médical et le praticien ne les découvre que trop tard. Parfois elles sont déposées chez un notaire qui n’est pas informé de la détérioration de l’état de santé de son client. D'autres fois, elles ont été rangées dans un coffre à la banque et vont y rester jusqu’au règlement de la succession. La plupart du temps, leur auteur les conserve à son domicile sans informer sa famille de leur existence ou sans préciser à quel endroit elles ont été rangées. S’il est victime d’un accident grave et se retrouve hospitalisé, il sera difficile de les retrouver en temps voulu.

Les médecins leur trouvent toutefois une utilité indéniable : elles incitent les personnes âgées à aborder avec leur médecin traitant, la famille, les amis la grande question : jusqu’à quel point la vie vaut-elle la peine d’être vécue ? Ensuite elles peuvent rédiger leurs directives anticipées. Encore faut-il que le personnel soignant soit en mesure d’en prendre connaissance ! Sinon elles ne servent strictement à rien.

Source :

Un article de Paula Span du New-York Times : The trouble with advance directives

http://www.nytimes.com/2015/03/17/health/the-trouble-with-advance-directives.html?emc=edit_tnt_20150313&nlid=67268624&tntemail0=y

L’image a été empruntée à l’organisme suivant : The Hamilton County Mental Health and Recovery Services Board

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