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Pourquoi nos facultés intellectuelles baissent avec l’âge

Publié le par Louis Lacaze

Pourquoi nos facultés intellectuelles baissent avec l’âge

Les scientifiques ont longtemps admis que la baisse des facultés intellectuelles liée à l’âge s’expliquait par la mort des cellules nerveuses qui n’étaient pas remplacées. Maura Boldrini, universitaire, a récemment publié une étude analysant les cerveaux de 28 personnes âgées de de 14 à 79 ans en bonne santé avant de perdre la vie au cours d’accidents. Ces travaux ont révélé qu’une zone spécialisée dans la mémoire, le gyrus denté hippocampique,  contenait autant de nouveaux neurones que dans les cerveaux plus jeunes. Ces neurones  étaient bien moins vascularisés du fait d’une diminution de l’angiogenèse. A noter aussi  une réduction du pool de cellules en voie de régénération dans la partie antérieure et médiane du gyrus denté. En somme, les cellules nouvelles étaient bien présentes mais moins actives que dans un cerveau plus jeune.

Il est tentant de penser que si le flux sanguin pouvait être amélioré dans les minuscules capillaires du cerveau il serait possible de combattre cette évolution par des exercices physiques et intellectuels. Des expériences chez l’animal ont pu être encourageantes mais on ne dispose pas actuellement d’études probantes. Par ailleurs il serait intéressant de chercher si cette multiplication des neurones est toujours présente chez les malades atteints de la maladie d’Alzheimer.

 

Commentaires de Bernard Pradines : les facteurs de risque vasculaires sont désormais bien identifiés comme délétères au grand âge, au moins au sens statistique, sur les fonctions cognitives. Les résultats ci-dessus, bien qu’intéressants et prometteurs, ne permettent pas encore d’établir un lien anatomo-clinique robuste.

 

Sources :

Et une contradiction:

Human Hippocampal Neurogenesis Persists throughout Aging.

 

http://www.cell.com/cell-stem-cell/fulltext/S1934-5909(18)30121-8   

Publié dans Alzheimer, prévention

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Comment gérer les signes de démence

Publié le par Louis Lacaze

Comment gérer les signes de démence

Le Dr Helen Keyles, Professeur de psychiatrie à l’Université du Michigan, dirige un programme de recherches sur la démence et organise de nombreuses conférences sur le sujet.

 

Lorsque nous signalons que la pharmacopée actuelle n’est pas efficace contre la démence et s’accompagne d’effets secondaires graves, le public pose régulièrement une question : « Mais alors que pouvons-nous faire ? ». Ce besoin d’information nous motive fortement alors que nous avons noté qu’une très forte proportion de seniors atteints de démence vivaient dans leurs familles qui payaient un lourd tribut à cette charge et souffraient de stress, de dépression, d’une baisse générale de leur qualité de vie.

 

L’aidant, plus souvent une aidante, se retrouve naturellement en première ligne.

Comme demander à un dément de modifier son comportement est illusoire, il va exprimer ses besoins par des signes de dépression, d’anxiété, de l’agressivité, de l’apathie. L'aidant(e) devra devra les interpréter pour éventuellement les modifier.

 

Le Dr Keyles propose une liste de suggestions :

 

Etat général de l’aidant(e) : conserver une bonne forme physique et mentale suppose une gestion raisonnée de son énergie, la pratique d’exercice physique, le recours à une aide extérieure dès que le besoin s’en fait sentir, une protection contre le stress et un suivi médical régulier par son médecin.

 

Education : l’aidant(e) doit se persuader que le comportement du dément n’est pas intentionnel mais la conséquence d’une maladie du cerveau.

 

Situation de manque du dément : il peut manquer de sommeil, de repos, de nourriture, d’un environnement sécurisant.

 

Problèmes médicaux : la douleur en particulier n’est que trop rarement détectée alors qu’elle conduit à des comportements agressifs. Demander au médecin de rechercher une source éventuelle de douleur, une infection urinaire, l’effet secondaire d’un médicament…

 

Il doit être apporté une correction à un déficit de la vision ou de l’audition :

 

Communication : parler calmement, poser des questions fermées (réponses oui-non). Rester simple, ne pas se lancer dans de longues explications.

 

Environnement : réduire l’agitation, le nombre de personnes présentes, le bruit (radio, télévision). Une routine quotidienne sécurise le patient.

 

Sécurité : veiller à isoler le dément de tout objet qui pourrait être dangereux pour lui ou l’entourage.

 

Manque d’activité : éviter les activités standard, rechercher des activités correspondant aux goûts et aux capacités de la personne sans s’attacher à la qualité de l’exécution.

 

Le Dr Keyles espère que cette approche proactive axée sur la formation des aidant(e)s s’imposera face au recours aux médicaments psychoactifs, psychotropes, généralement utilisés. Elle reste toutefois convaincue qu’un long chemin reste à parcourir.

 

Sources

 

Eric Widera. Alex Smith. GeriPal Podcasts Managing Behavioral Symptoms in Dementia: Podcast with Helen Kales

Listen to GeriPal Podcasts on: iTunes   Google Play Music  Soundcloud  Stitcher 

Today from my home state of Michigan we have, and from my alma mater the University of Michigan, we have Helen Kales who is Professor of Psychiatry, Director of the Program for Positive Aging and a Research Investigator at the VA Center for Clinical Management and Research. Welcome to the GeriPal podcast, Helen.

 

Helen C Kales et al Assessment and management of  behavioral and psychological symptoms  of dementia

https://www.bmj.com/bmj/section-pdf/917839?path=/bmj/350/8003/Clinical_Review.full.pdf

 

Behavioral and psychological symptoms of dementia are defined as signs and symptoms of disturbed perception, thought content, mood, or behavior.

They include agitation, depression, apathy, repetitive questioning, psychosis, aggression, sleep problems, wandering, and a variety of socially inappropriate behaviors.

 

Et aussi un exemple de formation :

Dr Lucien Mias 

Publié dans Alzheimer, aidants, médicaments

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