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Plainte : l’éteindre ou l’entendre 

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : http://www.soccermascouche.com/www/SiteWP/formuler-une-plainte/

Image issue du site : http://www.soccermascouche.com/www/SiteWP/formuler-une-plainte/

La pratique gériatrique nous apprend que la plainte des personnes âgées, surtout quand elle est répétitive, est mal vécue par leur entourage. C’est le cas des familles qui supportent mal des lamentations, des gémissements qui peuvent littéralement les hanter. D’autant plus que la plainte est ressentie comme un appel à l’aide que l’on ne peut pas satisfaire. C’est aussi le cas des soignant·e·s quand elle prend l’aspect d’une revendication permanente qui accroît la culpabilité et l’impuissance face à la souffrance, remet en cause les sentiments gratifiants d’utilité.

Dans ces conditions, tous les facteurs inducteurs potentiels d’inconfort doivent bien sûr être envisagés, qu’ils soient considérés comme organiques, psychopathologiques ou environnementaux : douleurs, dyspnée, nausées, dépression, troubles anxieux ou psychotiques, maltraitance.

Pourtant, la tentation d’éteindre la plainte est souvent prioritaire sur tout diagnostic étayé. Ainsi, toute anxiété pourra être rapidement et durablement traitée par des anxiolytiques, au premier rang desquels les benzodiazépines ou les molécules apparentées. Tout trouble d’allure psychotique et tout comportement agressif, même verbal, risque d’indiquer immédiatement la prescription d’un neuroleptique. Toute tristesse pourra relever d’un antidépresseur.

C’est malheureusement sans compter sur les nombreux effets secondaires des médicaments. Si ceux-ci demeurent souvent indispensables, leur prescription systématique doit être interrogée : à qui sont-ils destinés ? Au patient ou à son entourage ? Après tout, n’est-il pas normal de se plaindre de tout nouveau renoncement imposé par la maladie et par l’âge ? Faut-il éteindre systématiquement la plainte ? Ou vouloir l’entendre et y répondre par l’écoute qui permet d’élaborer un indispensable diagnostic ?

 

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Votre chien vous fait marcher

Publié le par Louis Lacaze

Votre chien vous fait marcher

Tous les visiteurs de GérontoLiberté ont eu l’occasion de lire qu’il était recommandé de marcher régulièrement pendant un minimum de temps pour entretenir sa forme physique. Cette activité peut paraître rébarbative à certains, mais une étude universitaire récente indique comment la rendre motivante : promener un chien.

 

Les auteurs de l’étude, subventionnés par une société de protection canine et un fabricant d’aliments pour animaux ont suivi 700 personnes, dont 191 propriétaires adultes de chiens, tous équipés d’appareils électroniques mesurant les distances parcourues, les accélérations, le temps de marche.

 

Les propriétaires de chiens marchaient près de 300 minutes par semaine avec leur chien alors que les membres du groupe témoin se contentaient de 200. Par ailleurs il a été noté que le fait de promener son chien n’empiétait pas sur d’autres activités physiques.

 

Les commentaires des lecteurs du New-York Times ne manquent pas d’intérêt. Posséder un chien implique l’acceptation de certaines responsabilités et oblige une personne sédentaire à s’arracher de son fauteuil pour sortir de chez elle. Elle aura l’occasion de rencontrer d’autres possesseurs de chiens, de converser, de se faire de nouvelles relations, donc de lutter contre la solitude. Des médecins ont proposé l’adoption d’un chien. Un lecteur a noté que les propriétaires de chiens qu’il croisait avaient l’air heureux ; ces promenades pourraient avoir un effet thérapeutique sur le mental. Un autre lecteur s’interroge : « si je n’avais pas de chien est-ce que je marcherais ? ».

 

Certaines personnes ne peuvent pas adopter un chien pour des raisons pratiques. Qu’à cela ne tienne, il est suggéré de promener le chien du voisin ou de s’adresser à un refuge pour animaux, emprunter un chien ne devrait pas poser de problème insurmontable. On peut même devenir dog-sitter et se faire payer pour promener les chiens des clients !

Sources :

 

Une imposante étude de 20 pages publiée dans la revue Nature qui respecte scrupuleusement l’architecture classique des publications médicales les plus sérieuses. Une touche d’humour anglais ?

Et pour les lecteurs pressés un article de Gretchen Reynolds publié dans le New-York Times présente cette étude :

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