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Assentiment

Publié le par Georges Lambert

Assentiment

Georges Lambert est un ancien praticien hospitalier en Soins de Longue Durée. 

Il est, entre autres écrits, l’auteur d’un ouvrage sur la maladie d’Alzheimer paru en 2006. 

Le texte ci-dessous est donc le fruit de l’expérience et de la volonté d’améliorer la condition des résidents et de tous les acteurs qui les entourent.

Extrait : 

"L’impossibilité du consentement est liée, en général, à l’altération des fonctions cognitives et exécutives, troubles du langage, du raisonnement, de l’anticipation … Reconnaitre que certains ne sont pas en mesure de le donner implique qu’ils ne pourront pas non plus donner leur assentiment. Pourtant persiste une certaine communication. Parmi les soignants de ces personnes, nul ne doute qu’elles conservent une idée de ce qu’elles sont et ce regard sur elles-mêmes n’est pas réfutable."

Texte complet en lien ci-dessous :

http://www.geriatrie-albi.com/Assentiment_2021.pdf

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Tri habituel ou non à l’entrée en service de réanimation ?

Publié le par Bernard Pradines

Sophie Crozier

Sophie Crozier

Bernard Pradines, ancien anesthésiste-réanimateur, ancien gériatre.

Nous n’échapperons pas aux interrogations de notre société à la faveur des procès qui s’esquissent déjà dans les EHPAD après la pandémie de covid-19. Ils sont provoqués par des familles mécontentes. Des soignants traumatisés s’interrogent et n’oublieront pas l’épreuve que nous subissons.

Au premier rang des préoccupations du tri ou, euphémisme, de la « priorisation », se situe l’âge des patients mais aussi leur lieu de résidence : EHPAD, Soins de Longue Durée ou domicile.

L’association Corona Victimes, et son président, Michel Parrigo affirment que des « tris » sur le seul critère de l’âge pour entrer en service de réanimation « ont été effectués sans la moindre discussion ». [1] Vrai ou fake ?

Sophie Crozier[2] plaide pour un débat collectif dans la société, pour une meilleure compréhension et une démystification du processus de priorisation dans les services de réanimation, d’autant plus nécessaire que les places en réanimation n’ont cessé de diminuer sur le territoire français, faute de moyens alloués à l’hôpital. Désormais, il faut penser l’après. « Il faut que cette crise soit un accélérateur », estime Sophie Crozier. « Pour que ce débat quant à l’utilisation des ressources et au manque de celles-ci ait lieu. Il faut vraiment que l’ensemble des citoyens puissent se saisir de cette question. »[3]

A l’origine d’un refus de l’entrée en service de réanimation, il y a une demande qui est toujours le fait d’un médecin. Ce n’est donc pas n’importe qui est à l’origine de la demande de ces soins spécialisés.

Il faut noter, tracer tous les cas de refus qui pourront être étudiés secondairement quand sera venue l’heure des bilans. Non pour dénoncer tel ou tel mais pour mieux apprécier si une perte de chance a eu lieu. Si un refus non-éthique a été effectué sur la base d’une pénurie chronique, quelles actions ont été entreprises, à tous niveaux, pour remédier ou au moins lutter contre cette réalité ? Dans quelle mesure une telle situation aurait-elle pu être anticipée ? Tirer des leçons indispensables pour l’avenir est à ce prix.


[2] Sophie Crozier est neurologue à l’AP-HP et rapporteure de la question du tri en réanimation au sein du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), après la saisine de ce dernier par le Ministère de la santé. Source : article cité en 1

[3] Id 1

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