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alzheimer

Charlatanisme et conflits d’intérêt

Publié le par Bernard Pradines

Extrait de : grupo abracadabra en realidad

Extrait de : grupo abracadabra en realidad

Une de mes correspondantes évoque  les récits d'une femme d'environ cinquante ans qui  souffre terriblement d'angoisse. Elle court les charlatans à des prix exorbitants.

Elle n’est pas la seule victime de ces bonimenteurs. Ceux-ci viennent même vendre leurs prestations dans des réunions publiques et associatives telles que France Alzheimer ou d’autres associations généreuses les organise. Ils ou elles sautent sur le premier malheureux venu -souvent une malheureuse- qui vient se plaindre de sa situation d’aidante ou de personne aidée, pour lui proposer sa naturopathie ou autre psychologie au nom parfois inconnu. Le tout bien sûr sous le vernis d’un nécessaire accompagnement d’une personne vulnérable et isolée. On vient ainsi « faire son marché » pour recruter des clients qui ont eu le mérite d’oser exprimer leur souffrance et cherchent de l’aide.

Déjà, le fait d’être un professionnel, médecin, infirmière, psychologue diplômé, directeur d’établissement, doit rendre circonspect quant à la possibilité de conflits d’intérêt. On imagine à peine cette nécessaire précaution  quand des « psys » ou autres thérapeutes alternatifs autoproclamés souhaitent pour le moins se faire connaitre par le biais du public fragile recourant à une association d’aide.

Responsables d’associations, ne soyons pas dupes !

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Résultats surprenants d’une étude portant sur l'ensemble de la population âgée de 65 ans ou plus au Danemark.

Publié le par Bernard Pradines

Résultats surprenants d’une étude portant sur l'ensemble de la population âgée de 65 ans ou plus au Danemark.

De nombreuses publications font état d’un usage moindre des opioïdes chez les personnes âgées démentes. Aussi, les résultats ci-dessous doivent nous interpeller. La prévalence de l'usage des opioïdes a augmenté de 35 % (24,2 à 32,5 %) chez les personnes âgées atteintes de démence et de 13 % chez les non atteintes (14,9 à 16,8 %) entre 2000 et 2015. L'augmentation disproportionnée de la consommation d'opioïdes chez les personnes âgées atteintes de démence est principalement attribuable à une augmentation des opioïdes forts (démence : 11,7 à 23,1 % ; sans démence : 5,9 à 7,4 %). L'utilisation d'antipsychotiques a diminué au cours de la même période (démence : 31,3 à 19,3 % ; aucune démence : 4,5 à 2,7 %).

La diminution parallèle de l'utilisation des antipsychotiques peut suggérer que, dans une certaine mesure, les opioïdes ont remplacé les antipsychotiques dans la prise en charge des symptômes comportementaux, malgré les préoccupations en matière d'innocuité et le manque de preuves des effets des opioïdes. Les recherches futures devraient se concentrer sur les risques potentiels associés à l'usage accru d'opioïdes.

Commentaires personnels : le message de suspicion de douleur en cas de troubles comportementaux aurait-il été entendu au-delà de son objectif ? Encore faudrait-il pouvoir affirmer la présence d'une douleur à l’origine des troubles. Vaste difficulté. En tout cas, le fameux "test antalgique" doit toujours être questionné, tant les biais de son interprétation sont multiples. Si la médecine gériatrique était facile, cela se saurait ...

Source : Jensen-Dahm C, Christensen AN, Gasse C, Waldemar G. The Use of Opioids and Antipsychotics in Elderly with Dementia - Have Opioids Replaced Antipsychotics in Treating Behavioral Symptoms in Dementia? J Alzheimers Dis. 2019 Nov 18.

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