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Mieux connaître les risques de fracture de hanche en établissement.

Publié le par Bernard Pradines

Berry (Berry et al 2017) retrouve  quinze facteurs favorisants, parfois inattendus, de fracture de la hanche chez 419 668 résidents en institution suivis entre le 1er mai 2007 et le 30 avril 2008 :  

  • L’âge
  • La peau blanche
  • Le fait d’être une femme
  • L’altération cognitive
  • L’indépendance pour les actes de la vie quotidienne
  • L’indépendance pour la locomotion
  • La continence urinaire
  • Le fait d’avoir déjà chuté
  • L’indépendance aux transferts
  • Le fait d’être facilement distrait
  • La déambulation
  • L’absence d’arthrose
  • L’absence d’escarre
  • Un IMC bas
  • Le diabète

Le fait d’avoir déjà chuté et la déambulation étaient les deux facteurs associés au plus grand risque de fracture de hanche.

Par ailleurs, quatre classes de médicaments ont été associées positivement (donc à risque) à une fracture de hanche : les IACE, les alpha-bloquants, les ISRS et les benzodiazépines.

Sont protecteurs :

  • La dépendance pour les actes de la vie quotidienne
  • La dépendance pour la locomotion
  • La dépendance aux transferts
  • L’incontinence urinaire

Source :

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Mais qui sont ces super-seniors ?

Publié le par Louis Lacaze

Qui sont donc ces "super-seniors" qui conservent toutes leurs facultés mentales et intellectuelles comparables à celles d’une personne de 25 ans  tandis que la grande majorité connaît entre autres des troubles de la mémoire et de la capacité d’attention ?

 

Marsel Mesulam, neurologue, a réuni 94 participants, les a divisés en deux groupes, le premier composé de personnes âgées de 18 à 35 ans, le second de seniors de 60 à 80 ans. Des séries de tests ont permis d’identifier 17 « super-aînés » qui obtenaient de meilleurs résultats que les participants les plus jeunes et que la moyenne des seniors.

 

Les participants se sont prêtés à un examen de 45 minutes par IRM qui a permis de comparer les cerveaux des « super-seniors »  à ceux des autres participants. Il a été possible de différencier une série de zones du cerveau qui présentaient une différence entre les groupes. Ces zones étaient plus épaisses chez les super-séniors que chez les autres seniors et comparables à celles des jeunes générations. L’examen a confirmé que le  fonctionnement du cerveau rappelait celui d’un aéroport avec de nombreux « hubs » interconnectés.

 

Comment devenir un « super-sénior » ? Quels exercices, quelles activités peuvent être recommandés ? L’étude est encore en cours mais beaucoup insistent sur l’importance d’un effort soutenu, physique ou mental. Curieusement, pour entretenir l’activité du cerveau, il semblerait que l’on doive fournir un gros effort  jusqu’à se sentir fatigué, irrité, de mauvaise humeur.  Le cerveau s’atrophierait s’il n’est pas poussé jusqu’à ses limites. Le moment est donc venu de se lancer un défi sans trop attendre : apprendre une langue étrangère, reprendre des études, faire de la musique.

 

Sources :

http://www.nytimes.com/2016/12/31/opinion/sunday/how-to-become-a-superager.html?emc=edit_tnt_20161231&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

Publié dans gériatrie, prévention

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