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Le préalable à une formation réussie

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : http://www.laboratoire-scientis.fr/formations.html

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La formation des personnels à domicile et en établissements pour personnes âgées, ou lors de l’hospitalisation de celles-ci, demeure à la fois une nécessité ressentie et une obligation réglementaire. J’ai déjà eu l’occasion de dire ici que le terme « formation » devait être remplacé par celui de « soutien » et le mot « stagiaire » par celui de « participant ».

Un bilan préalable est inévitable si l’on veut connaitre les difficultés rencontrées par les personnels dans le domaine à traiter. Il  s’agit de comprendre quels sont les problèmes posés afin d’y remédier au mieux. Autrement dit, pas de thérapeutique efficace sans un diagnostic correct.

Pour cela, il convient que les thèmes de formation soient décidés par les acteurs eux-mêmes et non par une personne éloignée du terrain, hors contact direct des personnes âgées concernées. Dans cette optique, un questionnaire anonyme préalable comportant des questions ouvertes pour chaque "stagiaire" permet aussi de mieux apprécier les attentes. Après la formation, un suivi de son efficacité est grandement souhaitable.

Pourquoi ces mesures sont-elles rarement  effectives ? Une première raison en est la frilosité des institutions à communiquer leurs difficultés dont elles craignent qu’elles altèrent leur image. S’y adjoint le fait que les organismes de formation sont des clients commerciaux soumis à appels d’offre. La tentation sera grande de « coller » aux demandes du décideur sans vérifier ce qui ne fonctionne pas bien. Il sera plus facile de délivrer une formation sur un thème précis, sans étude préalable du terrain, sans lendemain de vérification. En somme un message souvent décalé, livré devant des « stagiaires » plus ou moins indifférents. Mon pire souvenir : un hôpital de Dordogne où la quasi-totalité des participants arrivant ne connaissaient pas ma profession. Surtout, ils ne savaient pas quel était le thème de la journée !

 

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Le « secourisme à l’envers »

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : http://www.clg-lesvillanelles.ac-besancon.fr/2018/06/12/formation-secourisme-pour-les-eleves-de-4eme-et-de-3eme/

Image issue de : http://www.clg-lesvillanelles.ac-besancon.fr/2018/06/12/formation-secourisme-pour-les-eleves-de-4eme-et-de-3eme/

Connaissez-vous le terme de « secourisme à l’envers » qui devient brusquement à la mode ? S’agit-il de l’art de retourner une victime d’un accident pour la secourir ? Pas du tout si l’on en croit un document français préparatoire au projet de loi sur la fin de vie ainsi rédigé :

« L’administration de la substance létale est effectuée par la personne elle-même ou, lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’y procéder physiquement, à sa demande, soit par une personne volontaire qu’elle désigne lorsqu’aucune contrainte d’ordre technique n’y fait obstacle, soit par le médecin ou l’infirmier qui l’accompagne. Le professionnel de santé peut intervenir en cas d’incident lors de l’administration. La conduite à tenir figurera dans les recommandations de la Haute Autorité en Santé française (HAS) : il s’agira d’un « secourisme à l’envers » puisque l’intervention doit, dans ce cas, hâter le décès en limitant les souffrances. »

On comprend mieux le « secourisme à l’envers » si on lit le rapport annuel de 2022 relatif au suicide assisté dans l’état occidental de l’Oregon aux USA : les données sur le délai entre l'ingestion du cocktail létal et le décès sont disponibles pour 165 décès par suicide assisté (59 %) en 2022. Parmi ces patients, il variait de trois minutes à 68 heures, avec un délai médian de 52 minutes.

 

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