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295 résultats pour “patient idéal

Qui doit être au centre : le patient ou le soin ?

Publié le par Bernard Pradines

Qui doit être au centre : le patient ou le soin ?

Si l’on en croit Christophe Pacific[1], le "centre" ne devrait pas être occupé par le patient :

« De la même façon dans les soins, le risque serait bien sûr de suivre aveuglément le mot d’ordre que l’on nous serine depuis 20 ans « il faut mettre le patient au Centre du système », bêtise ! Tant que nous laissons le patient au centre, nous le considérons comme objet de nos soins, il serait plus brillant de l’extraire du centre et de lui rendre une place de sujet dans cette relation de soin. Le SOIN, lui par contre, pourrait devenir l’objet de nos préoccupations communes (au patient et au soignant). C’est le Soin qui doit être au centre de nos institutions. » 

Source ci-dessous :

[1] Christophe Pacific, 56 ans, est cadre supérieur de santé au Centre Hospitalier d'Albi et Docteur en Philosophie de l'Université Paris Est - École d’Éthique et Philosophie de la Salpêtrière.

Publié dans éthique

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Comment trouver les mots justes pour répondre aux questions des patients

Publié le par Louis Lacaze

Comment trouver les mots justes pour répondre aux questions des patients

Les mots ont de l’importance. Nous savons que les patients boivent nos paroles qui peuvent soit soulager, réconforter, apporter de l’espoir, soit décourager, blesser, être mal interprétées. Contrairement aux acteurs, nous ne pouvons pas consulter un script de référence. Les mots jaillissent de notre sensibilité, de notre culture, de notre passé professionnel  et de notre perception du patient en face de nous.

Les mêmes questions reviennent constamment. « Docteur, est-ce qu’on peut guérir mon cancer ? » Si on peut guérir un certain nombre de maladies et en contrôler d’autres, le patient ne va pas se satisfaire face à un cancer d’une réponse suggérant une transformation de la maladie en affection au long cours suivie par un traitement plus ou moins handicapant. D’où la question suivante : « Docteur, si c’était vous, que feriez-vous ?"

La réponse à cette question ne peut qu’être teintée par les convictions personnelles du praticien alors que chaque patient est conditionné par des désirs, des convictions, un contexte socio-économique, une attitude personnelle devant la souffrance et la mort. Le moment est venu de fermer l’ordinateur, d’écouter le patient, de prendre en compte ses choix, ses émotions puis de réagir avec une sincérité convaincante.

Les cancérologues américains peuvent suivre des stages de perfectionnement des techniques de communication leur permettant d’améliorer leur choix des mots, leur prise de parole, ce qui est tout bénéfice à la fois pour le praticien et pour le patient.

Commentaire de Bernard Pradines : je retiens de ce texte l'évocation rare de l'influence socio-économique sur la pratique médicale; une reconnaissance intéressante tant il conviendrait trop souvent de séparer ces deux domaines pourtant totalement interdépendants.

Source

DrPrateek Mendiratta cancérologue Finding the right words for my patients’ hard questions

Words matter. We use words every day with our patients along their cancer journey, and we can’t forget that our patients hang on to every word we use. These words can heal, provide comfort, and embolden hope; our words can also cause harm and be misinterpreted, leading to damaged relationships with our patients.

Publié dans soignants, gériatrie, médecin

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