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Personnes âgées : vélo à assistance électrique (VAE) ?

Publié le par Bernard Pradines

Personnes âgées : vélo à assistance électrique (VAE) ?

Article paru sur AgeVillage le lundi 26 août 2019 :

En septembre 2016, je me rends acquéreur d’un VAE. Ce nouveau mode de déplacement comporte de nombreux avantages : exercice physique dosable à merci du fait de la pente ou de la température atmosphérique, possibilité d’atteindre des lieux élevés inaccessibles à celles et ceux dont la condition physique n’est plus de toute jeunesse, capacité d’emport plus importante. Le renoncement à tout exercice physique est le fait de près de deux tiers des français âgés ; le développement du VAE peut s’inscrire dans une politique de prévention de la sédentarité et du maintien des relations sociales.

Il existe pourtant des revers à la médaille. Le risque d’accident de la voie publique à bicyclette est bien connu chez les personnes âgées, ce mode de locomotion se disputant la première place au palmarès de l’accidentologie avec le fait d’être un piéton dans cette population. La faible disponibilité des pistes cyclables dans notre pays est en partie responsable d’une relative désaffection pour les deux roues sans moteur thermique. Sa vitesse relative peut surprendre les autres usagers de la route. L’autonomie de ces bicyclettes laisse encore à désirer pour le plus audacieux d’entre nous. Parmi les autres inconvénients figurent aussi le prix de la machine et de son entretien moins simple.

Un autre obstacle m’a été signalé de manière récurrente. Des personnes âgées, familiarisées aux vélos habituels, se sont laissé surprendre lors de la mise en route du moteur électrique. Une impulsion qui les a propulsées vers … la chute. Ainsi peut-on conseiller, avec l’un des concessionnaires, de démarrer sans assistance et de n’utiliser celle-ci qu’une fois en mouvement, de préférence en ligne droite. Par ailleurs le risque n’est pas nul, en particulier dans un virage à droite ou dans une intersection, de se voir projeté du côté opposé de la voie normale de circulation. Une attention particulière sera donc portée lorsque l’on tourne à droite, en particulier vers une rue étroite (voir schéma ci-dessous). A noter que, dans ce cas, cesser de pédaler interrompt l'action du moteur.

Seule l’habitude de ce mode de propulsion pourra faire déroger à ces précautions initiales.

Personnes âgées : vélo à assistance électrique (VAE) ?

Commentaires de Louis Lacaze : 

Quelques réflexions après mon achat d’un VAE.

D’abord voir le choix offert sur le plan local, un service après-vente qualifié étant indispensable. Un petit cours de conduite est généralement proposé.

Il est bon de rappeler que la qualité se paie. Les premiers prix sont en fait des vélos jetables à durée de vie souvent décevante.

Les moteurs et batteries de marque Bosch et Yamaha sont un gage de qualité et de fiabilité.

Plus la batterie est basse (sur le cadre et non sur/sous  le porte-bagage) plus le vélo est stable.

Les freins à disques hydrauliques n’ont pas fait disparaître les freins à patins moins chers, toujours valables.

L'assistance n'agit que lorsqu'on pédale. Sur un vélo bas de gamme le degré est fixe et le vélo donne l’impression de vouloir s’échapper entre vos jambes. Exiger une assistance évolutive, elle calcule la pression que vous exercez sur les pédales,  la vitesse du vélo, son efficacité sera progressive.

Avant de partir penser au casque et à un gilet fluo qui vous rendra bien visible aux automobilistes.

Une fois sur la route faire son apprentissage sur une route tranquille. Démarrer, freiner, repartir, passer les vitesses.

Souvent les côtes contraignent les seniors à laisser leur vélo classique au garage et peuvent fortement limiter leur liberté de mouvement. Un vélo électrique est un excellent antidote de la solitude.

Pour en savoir davantage :

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Votre chien vous fait marcher

Publié le par Louis Lacaze

Votre chien vous fait marcher

Tous les visiteurs de GérontoLiberté ont eu l’occasion de lire qu’il était recommandé de marcher régulièrement pendant un minimum de temps pour entretenir sa forme physique. Cette activité peut paraître rébarbative à certains, mais une étude universitaire récente indique comment la rendre motivante : promener un chien.

 

Les auteurs de l’étude, subventionnés par une société de protection canine et un fabricant d’aliments pour animaux ont suivi 700 personnes, dont 191 propriétaires adultes de chiens, tous équipés d’appareils électroniques mesurant les distances parcourues, les accélérations, le temps de marche.

 

Les propriétaires de chiens marchaient près de 300 minutes par semaine avec leur chien alors que les membres du groupe témoin se contentaient de 200. Par ailleurs il a été noté que le fait de promener son chien n’empiétait pas sur d’autres activités physiques.

 

Les commentaires des lecteurs du New-York Times ne manquent pas d’intérêt. Posséder un chien implique l’acceptation de certaines responsabilités et oblige une personne sédentaire à s’arracher de son fauteuil pour sortir de chez elle. Elle aura l’occasion de rencontrer d’autres possesseurs de chiens, de converser, de se faire de nouvelles relations, donc de lutter contre la solitude. Des médecins ont proposé l’adoption d’un chien. Un lecteur a noté que les propriétaires de chiens qu’il croisait avaient l’air heureux ; ces promenades pourraient avoir un effet thérapeutique sur le mental. Un autre lecteur s’interroge : « si je n’avais pas de chien est-ce que je marcherais ? ».

 

Certaines personnes ne peuvent pas adopter un chien pour des raisons pratiques. Qu’à cela ne tienne, il est suggéré de promener le chien du voisin ou de s’adresser à un refuge pour animaux, emprunter un chien ne devrait pas poser de problème insurmontable. On peut même devenir dog-sitter et se faire payer pour promener les chiens des clients !

Sources :

 

Une imposante étude de 20 pages publiée dans la revue Nature qui respecte scrupuleusement l’architecture classique des publications médicales les plus sérieuses. Une touche d’humour anglais ?

Et pour les lecteurs pressés un article de Gretchen Reynolds publié dans le New-York Times présente cette étude :

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