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Les assistantes sociales, actrices essentielles des soins palliatifs

Publié le par Louis Lacaze

Les assistantes sociales, actrices essentielles des soins palliatifs
Cicely Saunders

Cicely Saunders

Elisabeth Kübler-Ross

Elisabeth Kübler-Ross

Exaspérée de ne pas pouvoir accéder aux patients hospitalisés, lasse de se heurter à la hiérarchie des chefs de service, Sicily Sonners, assistante sociale américaine, a entrepris des études de médecine qui lui ont permis de s’imposer et de démontrer que l’apport de ses compétences pouvait améliorer la prise en charge des patients, en particulier dans le domaine des soins palliatifs. Depuis, si la situation a évolué dans les hôpitaux, l’assistante sociale doit parfois encore convaincre les différents services de son utilité et, une fois entrée, glisser le pied dans la porte pour empêcher sa fermeture.

Une assistante sociale intégrée dans l’équipe médicale va chercher à collaborer avec celle-ci. Ses qualités d’écoute lui ont permis de bien connaître le patient, ses intérêts, son milieu, ses moyens financiers, sa famille. Est-il en mesure de suivre les prescriptions ? Une équipe médicale qui n’aurait pas accès à ces éléments perdrait en efficacité. Il ne viendrait pas à l’idée de beaucoup d’assistantes sociales de se représenter comme spécialistes des soins palliatifs alors qu’elles remplissent constamment cette fonction.

Commentaires de Bernard Pradines. Intéressant de constater ici le caractère indispensable de devenir médecin pour se faire entendre. C’est aussi la trajectoire de la légendaire fondatrice du mouvement des soins palliatifs Cicely Saunders, initialement infirmière. Sans oublier Elisabeth Kübler-Ross qui se porta au secours des patients bien avant de devenir médecin.

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Les excès de générosité peuvent-ils inquiéter ?

Publié le par Louis Lacaze

Les excès de générosité peuvent-ils inquiéter ?

En 2017 GérontoLiberté publiait l’article « Une corrélation entre les séniors victimes d’escroqueries et leur cerveau ? » qui signalait un certain nombre de corrélations intéressantes entre la vulnérabilité des seniors face aux tentatives d’escroquerie et la modification du volume de diverses zones du cerveau.

Des chercheurs universitaires se sont intéressés à un domaine plus particulier, celui des seniors sujets à des accès de générosité ne correspondant pas obligatoirement à leurs capacités financières. Il est à noter que les spécialistes des sciences sociales pensent que l’altruisme, la générosité sont des valeurs innées, automatiques de la nature humaine, contrôlées par une démarche de réflexion, démarche que les publicistes cherchent à neutraliser en insistant pour que la lecture d’une publicité soit immédiatement suivie de la signature du bon de commande.

Une équipe de chercheurs universitaires californiens a cherché à découvrir une éventuelle corrélation entre les tendances des seniors à être généreux et leur condition neuropsychologique.

67 adultes d’au moins 50 ans (âge moyen 69 ans) de bon niveau éducatif, ne présentant aucun signe de déficit cognitif, ont suivi des batteries de tests neuropsychologiques puis ont été appariés à un partenaire anonyme sur internet. Ils ont reçu 10$ qu’ils étaient libres de donner en partie ou totalement ou de conserver en pleine propriété après avoir écouté leur partenaire. Leur degré de générosité a été mesuré à partir du montant de la somme versée.

Les résultats ont montré une nette corrélation entre le niveau de générosité des participants et les premiers signes indicateurs de la maladie d’Alzheimer. Ils correspondent aux résultats obtenus par des études précédentes mais demandent à être confirmés par des études portant sur des cohortes plus importantes, de milieux d’éducation variés. Les familles peuvent être incitées à se montrer vigilantes sans que les médecins entrent dans les détails de cette recommandation.

Commentaires de Bernard Pradines. Cette publication, bien que peu étayée, méthodologiquement discutable et demandant à être confirmée, pourrait évoquer un certain degré d’altération cognitive mal explorée par les tests actuels, si, comme affirmé, les critères d’inclusion comprenaient des personnes « ne présentant aucun signe de déficit cognitif ». Cette altération pourrait s’accompagner d’une augmentation de la composante affective venue compenser le déficit cognitif. Enfin, un processus de désinhibition pourrait être à l’œuvre, comme observé chez des patients souffrant d’une maladie diagnostiquée.​​​​​​​

Sources

Publié dans Alzheimer, Bilan, évaluation

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