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Les oubliés du Lancet

Publié le par Bernard Pradines

Les oubliés du Lancet

Focalisée par la polémique relative à l’HCQ et aux macrolides plus ou moins associés, la grande presse rapporte peu les autres données de l’étude observationnelle multicentrique publiée dans le Lancet le vendredi 22 mai 2020. 

96 032 patients hospitalisés dans 671 hôpitaux ont été diagnostiqués COVID-19 entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020 et répondaient aux critères d'inclusion de cette étude. Tous les patients inclus ont terminé leur parcours hospitalier (sortis ou décédés) au 21 avril 2020. Les patients qui ont été hospitalisés pendant la période d'étude sans parcours complet n'ont pas pu être analysés. La cohorte de l'étude comprenait 63 315 (65,9%) patients d'Amérique du Nord, 16 574 (17,3%) d'Europe, 7555 (7,9%) d'Asie, 4402 (4,6%) d'Afrique, 3577 (3,7%) d'Amérique du Sud, et 609 (0,6%) d'Australie. L'âge moyen était de 53,8 ans (DS 17,6), 44 426 (46,3%) étaient des femmes, l'IMC moyen était de 27,6 kg/m2 (DS 5,5)

29 510 (30,7%) étaient obèses avec un IMC ≥ 30 kg/m2, 64 220 (66,9%) étaient blancs, 9054 (9,4%) étaient noirs, 5978 (6,2%) étaient hispaniques et 13 519 (14,1%) étaient d'origine asiatique. En termes de comorbidités, 30 198 (31,4%) avaient une hyperlipidémie, 25 810 (26,9%) avaient une hypertension, 13 260 (13,8%) avaient du diabète, 3177 (3,3%) avaient une BPCO, 2868 (3,0%) souffraient d'un état d’immunodépression sous-jacente, 16 553 (17,2%) étaient d'anciens fumeurs et 9488 (9,9%) étaient des fumeurs actuels. En termes de maladies cardiovasculaires préexistantes, 12 137 (12,6%) avaient une maladie coronarienne, 2368 (2,5%) avaient des antécédents d'insuffisance cardiaque congestive et 3381 (3,5%) avaient des antécédents d'arythmie. La durée moyenne de séjour à l'hôpital était de 9,1 jours (DS 6,4), avec une mortalité globale à l'hôpital de 10 698 (11,1%) de 96 032.

Publié dans Covid-19

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Bénévolat à domicile

Publié le par R.

Image issue du site : http://www.aspmad.ch/jcms/p_16481/fr/benevolat-a-domicile

Image issue du site : http://www.aspmad.ch/jcms/p_16481/fr/benevolat-a-domicile

Le domicile demeure le choix de la quasi-totalité des personnes. Cette option est d’ailleurs la principale motivation de Chantal,  bénévole pour assurer des accompagnements à domicile.

En effet, dit-elle, le placement en établissement répond surtout à l’inquiétude des familles. Il tient hélas bien peu compte du souhait de la personne concernée. La bénévole souligne que l’accompagnement au domicile se fait davantage sur du long terme. Et toujours en binôme : deux bénévoles interviennent au domicile de la personne souffrante ou en fin de vie.

Le gros avantage du maintien à domicile est le respect du désir de la personne et la préservation de son identité. La solitude reste importante à domicile, bien qu’elle le soit tout autant en milieu institutionnel. L’abandon familial peut y être perceptible. A la maison, la confiance dans les accompagnants revêt un caractère primordial et la discrétion reste de mise.

La coordinatrice de « Passages »[1] va d’abord rencontrer la famille. Ensuite elle introduira les deux bénévoles auprès de la personne chez elle et de sa famille.

Lors de cette rencontre, se décide le rythme et la forme d’intervention les mieux appropriés. Les bénévoles se voient alors confier un dossier résumant les actions possibles et impossibles, selon l’état de la personne à accompagner et les attentes de sa famille.
Particularité de l’accompagnement à domicile : les accompagnants s’y trouvant plus isolés, ils sont d’autant plus responsables. En effet, l’équipe de soins n’y est pas présente en permanence. Les accompagnants peuvent se trouver confrontés à davantage que de la présence et de l’écoute : Chantal donne comme exemple une demande de verre d’eau, éventuellement un besoin de sortie à l’extérieur ou encore d’attention à un animal de compagnie présent au domicile. Bien sûr les accompagnants sont principalement présents pour l’écoute ; selon la situation ou l’urgence, ils en référeront à la coordinatrice de « Passages » qui assurera le contact indispensable avec la famille. La participation au groupe de paroles est souhaitable une fois par mois.

L’avantage du maintien à domicile est que les habitudes de vie sont davantage respectées. Un tel accompagnement suppose un positionnement un peu différent de celui effectué en établissement : hôpital, clinique, Unité de Soins Palliatifs, EHPAD. Il s’avère plus proche du souhait des personnes accompagnées. Ajoutons que « Passages » s’efforce de poursuivre tout accompagnement des personnes au-delà du domicile, dans le cas où la personne se trouve hospitalisée ou séjourne en EHPAD.

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