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Maltraitance en institution : une faute morale ?

Publié le par Pradines

La maltraitance en institution est souvent présentée comme une faute morale impliquant un individu donné. La question est certainement plus complexe.

La nécessité, pour la direction d’un établissement, de présenter une image enviable revêt une dimension cruciale dans un contexte souvent dominé par la concurrence.

Les résidents eux-mêmes peuvent hésiter avant de dénoncer une personne dont ils sont dépendants. Souvent, ils en sont incapables pour des raisons de santé.

Les salariés sont circonspects avant de dénoncer ce dont ils ont été témoins. La délation est mal vue et peut mener au rejet et à l’exclusion de ceux qui s’y prêtent. Les emplois sont en jeu si l’entreprise devait être fermée pour cette raison. La "discrétion professionnelle" et le "devoir de réserve", formidables étouffoirs, feront éventuellement le reste.

Les familles des résidents sont réticentes à l’idée, effroyable et culpabilisante, d’avoir placé leur parent dans une structure maltraitante ; de plus il leur faudrait chercher un autre lieu, ce qui les angoisse, voire les panique.

Quant aux bénévoles, il leur est difficile de dénoncer une institution dans laquelle ils n'ont souvent de cesse que de se faire accepter.

La loi du silence s’impose donc dans la plupart des cas.

Enfin, l’information et la formation sur la maltraitance sont loin d’être systématiques. Pire, elles peuvent être vécues comme des suspicions injurieuses.

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Qui a osé écrire ?

Publié le par Pradines

« Le joyeux soixante-huitard qui rêvait de mourir à 27 ans comme Janis Joplin ou Jimi Hendrix ou au plus tard mais vraiment au plus tard à 39 ans comme le « Che » ou à 40 ans comme John Lennon commence à comprendre qu'il a une forte chance de terminer en couches-culottes dans un mouroir où ses enfants, qui se débattent entre chômage, crise et problèmes financiers, l'auront déposé discrètement un dimanche soir après un week-end où ils en auront eu assez de le nourrir, de le laver et de le torcher. »

Réponse : Marc Fiorentino in Le Nouvel Observateur, 17 janvier 2013, page 73.

Publié dans polémique, aidants

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