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Et les femmes ?

Publié le par Bernard Pradines

Extraits de cet article du New York Times du 16 mars 2013 que ma correspondante texane, infirmière, a bien voulu me transmettre :

Les femmes sont plus souvent atteintes d’affections douloureuses chroniques : deux fois plus de sclérose en plaques, deux à trois fois plus de polyarthrite rhumatoïde et quatre fois plus de syndrome de fatigue chronique que les hommes. Les maladies auto-immunes dans leur ensemble frappent trois fois plus les femmes que les hommes.

Selon l’Institut de Médecine des USA en 2011, la plainte algique féminine serait plus souvent négligée que celle des hommes. Les douleurs seraient plus aisément qualifiées d’émotionnelles, psychogéniques et donc “non réelles”.

En situation d’urgence, les femmes souffrant d’une douleur abdominale recevraient moins d’opioïdes après un délai plus long.

Source :

http://www.nytimes.com/2013/03/17/opinion/sunday/women-and-the-treatment-of-pain.html

Publié dans douleurs

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Mourir chez soi ?

Publié le par Papi

Un article du New York Times du 14 janvier 2013

http://geriatrie-albi.com/Jeveuxmourirchezmoi.pdf

Je veux mourir chez moi, préparez ma chambre.

Dans un article du New York Times du 14 janvier 2013, le Dr. R. Sean Morrison, directeur du centre national de recherche sur les soins palliatifs de l’école de médecine du Mont Sinaï à New York répond en dix points aux questions posées par les familles qui veulent soigner un parent en fin de vie à leur domicile.

Si on demande aux gens où ils aimeraient terminer leur vie, la majorité répondra : « chez moi ». Si la famille est en mesure d’apporter des soins et si une aide professionnelle est disponible, il est recommandé de prévoir à l’avance les aménagements à réaliser.

  1. Réfléchissez à l’emplacement du lit.

La chambre du malade n’est pas toujours la meilleure solution, surtout si on doit y accéder par des marches. Il est préférable de se rapprocher de la salle de séjour si elle est proche de la salle de bains, ou la cuisine, qui, dans beaucoup de familles, est le centre de présence et d’activité principal.

2. N’oubliez pas un écran pour sauvegarder l’intimité.

Un rideau, un écran amovible permet au malade de conserver un minimum d’intimité.

3. Procurez vous l’équipement qui permettra au malade de se déplacer.

Des cannes anglaises, un déambulateur, un fauteuil roulant léger permettront au malade de bouger, de participer à la vie de la famille. Pensez à supprimer tout ce qui peut faire trébucher ou glisser. Savoir que les somnifères, les antidépresseurs, les anxiolytiques augmentent les risques de chute.

4. Améliorez le confort de son siège préféré.
Souvent les malades n’ont plus la force de se relever de leur siège habituel. Ajoutez des coussins. Installez un siège avec accoudoirs à l’emplacement de l’ancien.

5. Procurez vous des écouteurs

Le choix est vaste. Ils permettront au malade de suivre ses émissions préférées sans déranger le reste de la famille

6. Renforcez la sécurité de la salle de bains.

Installez des barres d’appui au dessus de la baignoire. Si la pomme de la douche est amovible le malade pourra participer à sa toilette. Posez des tapis de douche antidérapants. Toujours refermer la porte pendant les soins, même si vous êtes seuls dans la maison. Le caractère privé de la salle de bains sera préservé.

7. Soignez l’éclairage.

Les déplacements de nuit vers les toilettes sont très risqués. Installez des lampes à détection de passage et des veilleuses pour sécuriser les lieux de passage.

8. Les chaises percées ne sont pas toujours acceptées.

Le malade leur reproche leur manque d’intimité. On peut les installer la nuit et les enlever le matin. Si l’opposition est catégorique, ne pas insister. Se souvenir que nos parents sont adultes et ont le droit de prendre de mauvaises décisions.

9. Veillez à ce qu’il respire confortablement.

Ne pas hésiter à se procurer le matériel adéquat. L’oxygène soulage le malade, diminue son anxiété. Le soignant doit se faire expliquer le mode d’emploi et veiller à ce que le malade ne risque pas de trébucher sur les tuyaux.

10. Faut-il prévoir un lit d’hôpital ?

Le sujet est délicat. Si le malade a dormi avec son conjoint pendant des dizaines d’années, le changement est difficile.

Le lit transforme la chambre de la maison en chambre d’hôpital.

Le lit est plus encombrant qu’un lit classique.

Mais les avantages sont nombreux : le lit peut s’élever et s’abaisser. Il y a une potence qui permet au malade de se soulever. Les soins sont facilités.

La tête du lit et le pied peuvent être réglés séparément par télécommande. Le malade peut rechercher la position la moins inconfortable.

Le lit peut recevoir un équipement anti-escarres.

Note personnelle de Papi : la présence de barrières de sécurité est primordiale. Si leur fonction première est d’éviter les chutes on peut noter que certains malades ne se sentent en sécurité que si elles sont relevées.

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