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Une consultation en gériatrie

Publié le par Papi

Une consultation en gériatrie

Le Dr Ariel Green est interne en gériatrie à l’hôpital Johns Hopkins aux Etats-Unis. Elle écrit :

Le patient type en gériatrie souffre d’au moins trois maladies chroniques et de nombreux syndromes liés au vieillissement. Il arrive avec une longue liste de médicaments ou une poche remplie de boites de pilules et comprimés. Des effets secondaires, des incompatibilités sont possibles. Ils ont été prescrits par des légions de médecins qui souvent ne communiquent pas entre eux.

La fille de cette dame atteinte de démence s’inquiète parce que sa mère a perdu du poids, n’a plus d’appétit. La malade panique au contact du stéthoscope, sa fille parvient difficilement à la calmer.

Mon collègue arrive dans la salle d’examen et je lui fais mon rapport. Il s’assied à côté d’elle. Elle sent sa présence, tend la main, descend le long de sa manche et se cramponne à sa main.

La fille de la patiente ouvre de grands yeux : « Vous n’avez pas retiré votre main » dit-elle, surprise et soulagée. Les sept années qu’elle avait passées à soigner sa mère lui avaient-elles appris que même les docteurs ont une réaction de recul devant une personne atteinte de démence ?

Un docteur consacre l’essentiel d’une première visite à établir le profil du patient. Ce jour-là j’ai appris une chose : on soigne même quand il n’y a pas de remède. Le contact humain est essentiel, il permet de dire à l’aidante : «vous n’êtes pas toute seule» et de remplacer sa détresse par un instant de joie.

Source : http://www.washingtonpost.com/national/health-science/a-young-geriatrician-on-the-struggles-of-alzheimers-patients--and-their-caretakers/2013/08/30/281bd6f8-e32a-11e2-80eb-3145e2994a55_story.html

Dr Ariel Green

Dr Ariel Green

Publié dans éthique, gériatrie, aidants

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Soins de Longue Durée : la destruction

Publié le par Bernard Pradines

Soins de Longue Durée : la destruction

Voici une nouvelle astuce pour faire disparaître ces structures indispensables. En effet, de plus de 80 000 places au début des années 2000, nous voici officiellement tombés à 34 187 en 2011 (source : http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/ehpa2011_premiers_resultats_juillet2013.pdf)

Mais ce n'est pas tout. Après avoir utilisé tous les moyens imaginables de réduction de ce service public (négation des différences de patientèle avec les EHPAD, déni des besoins sanitaires de nombreuses personnes âgées dépendantes, ratios de lits de SLD sans évaluation préalable des besoins, conventions tripartites, "coupes" PATHOS appliquées seulement aux SLD dans un but de "partition", suppression pure et simple en dessous d'un résultat estimé à 30 lits au mépris de la proximité avec les familles des résidents, modifications d'intitulé des services ...), voici la dernière :

76,8 % des USLD sont simplement devenus des ... EHPAD.

Il reste donc 7 940 places de SLD en France, définies par la circulaire du 15 mai 2006 (http://www.geriatrie-albi.fr/circulaire15mai2006.pdf) :

"Les USLD accueillent et soignent des personnes présentant une pathologie organique chronique ou une polypathologie, soit active au long cours, soit susceptible d’épisodes répétés de décompensation, et pouvant entraîner ou aggraver une perte d’autonomie. Ces situations cliniques requièrent un suivi rapproché, des actes médicaux itératifs, une permanence médicale, une présence infirmière continue et l’accès à un plateau technique minimum".

Par ces temps d’obsession de réduction des services publics, rappelons peut-être des idées simples :

Ce n’est pas de ma faute si je suis vieux,

Ce n’est pas de ma faute si je suis malade,

Ce n’est pas de ma faute si je suis dépendant,

Ce n’est pas de ma faute si je suis pauvre,

Ce n’est pas de la faute de ma famille.

Pour en savoir plus : http://www.agevillagepro.com/actualite-9949-9-76-8-des-usld-sont-simplement-devenues-des-ehpad.html

Publié dans résidents, SLD, EHPAD

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