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Nouveaux résultats quant au pronostic vital chez la personne âgée

Publié le par Bernard Pradines

Afin de guider nos attitudes, une bonne connaissance des éléments péjoratifs est importante. Mes excuses auprès de celles et de ceux qui sont peu coutumiers du langage médical. Il me semble intéressant de faire connaitre des résultats d’études récentes.

Wang publie le 30 mars 2020 les résultats d’une étude chinoise analysant les éléments du pronostic vital chez la personne âgée sur un suivi de quatre semaines concernant 339 patients dans la ville de Wuhan.

L’auteur note que le COVID-19 progresse rapidement chez les patients qui meurent.

Les éléments principaux prédictifs du pronostic vital sont les pathologies cardiovasculaires et une BPCO sous-jacentes. Le syndrome et le symptôme péjoratifs sont sans surprise le SDRA et la dyspnée. Au niveau biologique, la lymphocytopénie est retrouvée une fois de plus.

Remarques personnelles : le facteur de genre n’est pas significatif, ce qui n’est pas le cas en Espagne et en Allemagne où le nombre de décès masculins est deux fois plus élevé que celui des femmes. Par ailleurs, les moyens mis en œuvre ne sont pas détaillés dans cette publication. 

En savoir –bien- davantage :

https://www.journalofinfection.com/article/S0163-4453(20)30146-8/pdf

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Covid-19 : les hommes meurent davantage que les femmes

Publié le par Bernard Pradines

Covid-19 : les hommes meurent davantage que les femmes

L’âge et les comorbidités jouent un rôle majeur dans la létalité de la pandémie courante. Toutefois, le sexe joue aussi un rôle, directement ou indirectement.

Dans une interview donnée au Spiegel, l’immunologiste allemand de Hambourg Marcus Altfeld tente d’expliquer la forte prévalence masculine parmi les morts en Allemagne et en Espagne : ce sont deux patients décédés sur trois qui appartiennent au sexe soi-disant fort.

L’alcoolisme, plus fréquent chez les hommes, est une piste probable. D’autres raisons pourraient intervenir.

Les hormones principalement féminines, les œstrogènes favorisent les défenses immunitaires. C’est l’inverse pour la testostérone !

Mieux, si l’on ose dire : le chromosome X, présent en deux exemplaires chez la femme, est pourvoyeur d’éléments de défenses immunitaires. Or nous, pauvres mâles, n’en possédons qu’un seul.

Ces avantages féminins seraient liés à la situation préhistorique dans laquelle les femmes auraient acquis de meilleures défenses immunologiques afin de protéger leurs fragiles nouveaux nés présents auprès d’elles. Revers de la médaille : elles sont plus souvent victimes de maladies auto-immunes : 80 % des cas frappent des femmes. Dans le cas du Covid-19, il reste à comprendre la relation entre les défenses immunitaires et l’emballement inflammatoire. L’hypothèse de Marcus Altfeld est que les femmes seraient moins enclines à passer de la multiplication virale avec fièvre et toux (phase 1) à l’orage inflammatoire avec dysrégulation immunitaire potentiellement mortel (phase 2). Les personnes âgées seraient moins capables que les enfants et les adultes de réguler les défenses immunitaires face à l’inflammation dans cette deuxième phase.

Si tout le monde doit bien sûr être avisé, les hommes doivent redoubler de prudence. Autre hypothèse qui n’est pas évoquée par Marcus Altfeld : les hommes sont-ils moins prudents que les femmes ?

Source 

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